mardi 19 janvier 2016

La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

A présent que la poussière est quelque peu retombée, et que j'ai présenté mes excuses, je crois qu'il est temps de repartir vers quelque chose de beaucoup plus constructif et positif - comme je l'avais promis dès le départ. Cet article se divise en trois parties. Une pour les conseils aux auteurs et aux blogueurs, avec le concours très apprécié d'Elen Brig Koridwen. Une pour les sites ou blogs ne chroniquant que les livres papier. Et la dernière, pour les sites ou blogs chroniquant les livres quel que soit leur format. Les sites et blogs listés ici acceptent les ouvrages d'auteurs indépendants sans pour autant forcément militer pour ces ouvrages. Ils considèrent qu'un livre est un livre, quelle que soit sa provenance, et qu'il y a de bons et de mauvais ouvrages, quelle que soit la manière dont ils sont édités. 

Conseils aux auteurs et aux blogueurs

La plupart de ces conseils sont tirés du Petit Guide de Savoir Vivre entre Auteurs et Blogueurs d'Elen Brig Koridwen, et de son groupe Facebook. Je précise avoir rectifié l'article initial suite à des remarques que l'on m'a faites, et dans un souci d'apaisement.


1) Auteurs  



Elen : Amis auteurs, j'espère que de nombreux blogueurs s'inscriront ici pour vous chroniquer, mais le fait qu'ils soient a priori « volontaires » ne signifie pas qu'ils seront à votre disposition.

Pour commencer, merci de veiller à ne leur soumettre que des textes bien présentés, corrigés avec soin, et si possible dans une forme aboutie (lire un premier jet est rarement une expérience enthousiasmante, et votre but n'est pas de vous dévaloriser !)

Avant de demander à un blogueur le service (car c'en est un) de lire et chroniquer votre livre ou votre manuscrit, faites connaissance avec son blog. 

Vérifiez que ses goûts sont en adéquation avec le genre de votre roman. S'il n'aime que la fantasy alors que vous écrivez du polar, il y a peu de chance que cela fonctionne. 

Ne sollicitez que les blogueurs qui expriment clairement leur accord pour chroniquer des autoédités.

Ne harcelez pas les blogueurs ! S'ils ne répondent pas, ne donnent pas suite à un premier contact, tardent à rendre un avis ou une chronique, ne les relancez pas, soyez patients. Ils n'ont pas que votre œuvre sur le feu, et il n'est pas rare que leur « pile à lire » dépasse 300 ouvrages. Comprenez-vous, maintenant, l'exaspération de certains ?

Si une chronique ou un avis vous semble dur et vous blesse, restez fair-play ! Un avis négatif est un atout inestimable pour un auteur, même confirmé : il peut lui permettre de s'améliorer et de toucher davantage de lecteurs. 

Après avoir récupéré (ou non) l'avis espéré, soyez courtois : remerciez le blogueur de son attention en suivant son blog, en likant et commentant ses publications. Que son avis vous ait ou non été agréable, il ou elle a passé du temps et dépensé de l'énergie pour votre ouvrage. Cela mérite respect et reconnaissance.

Et bien sûr, si le blogueur est aussi auteur, rendez-lui à votre tour le même service ! Je ne parle pas d'un échange de commentaires de complaisance, attention... Il s'agit de suivre son profil, sa page, son blog, de liker ses commentaires, bref de vous intéresser à lui en retour. Même si l'on pense ne pas avoir le temps, il apparaît vite que cet échange nous fait découvrir des tas de choses intéressantes, et permet de très belles rencontres. Etre auteurs, c'est avant tout s'ouvrir au monde, me semble-t-il. Alors likons-nous les uns les autres... Mais bon, Mamie Elen ne va pas vous (re)faire la morale :)

Alan : Je sais qu'il peut être délicat de se présenter en tant qu'auteur indépendant auprès des blogueurs, mais l'on ne peut pas demander la transparence que dans un sens. 

Mieux vaut clarifier les choses dès le départ, que l'on sache où l'on va.
Quand c'est non, c'est non. Ne forcez surtout pas les choses.

Ne revenez pas sur une critique que vous n'avez pas appréciée. Ce n'est pas professionnel et cela vous nuira.
N'oubliez pas que les blogueurs prennent sur leur temps personnel en dehors de leur temps de travail pour assouvir leur passion. Soyez patients.

Et n'oubliez pas: respect, respect, respect!

2)  Blogueurs

Elen : Économisez aux auteurs et à vous-mêmes les contacts inutiles : en premier lieu, enregistrez dans la rubrique « fichiers » les genres que vous lisez ou non, et toute précision qui guidera vers vous les auteurs qui vous conviendront.

Afficher les mêmes restrictions dans la rubrique « contacts » de vos blogs vous éviterait peut-être bien des sollicitations inopportunes (je sais que des auteurs trop impétueux passent outre ; espérons que de tels comportements vont disparaître). 

Prenez soin d'avertir l'auteur d'un délai approximatif pour le rendu de votre chronique, en précisant bien que ce délai n'est pas un engagement ferme, et pourra être dépassé. 

Ayez la gentillesse de rendre des chroniques constructives, comme le fait l'immense majorité d'entre vous. On a vu parfois un blogueur « se payer » un auteur, et si tout le monde peut avoir un mouvement d'humeur, pensez que derrière l’œuvre qui vous a irrité(e), il y a un être humain sensible qui y a mis tout son cœur. Faire lire son ouvrage, même si c'est le but de tout auteur, est aussi difficile que de se mettre nu devant vos yeux. 

Avec de la bonne volonté et un peu d'organisation de part et d'autre, la blogosphère littéraire et le petit monde des « indés » sortiront de cette expérience plus forts, plus soudés, plus efficaces.

Bons échanges à toutes et à tous !

Alan :  J'ai des suggestions et conseils, mais en même temps je ne suis pas blogueur littéraire. Donc à vous de me dire dans la section "commentaires" si je fais fausse route.

Gardez à l'esprit que ces suggestions s'adressent avant tout à des blogueurs débutants.

Dans le formulaire de contact, une mention "je lis sous tous les formats, ebook ou papier", ou bien, "je lis uniquement en format papier" serait la bienvenue et vous épargnerait d'avoir à expliquer la chose.

De même, si vous ne souhaitez pas lire d'auteur indépendant, il serait utile de l'inscrire dans cette même rubrique "contacts", afin d'éviter toute malentendu.

Je sais que des auteurs outrepassent ces consignes. Je le sais. Mais j'ose espérer que ce n'est pas la majorité. Et puis vous ne le saurez pas tant que vous n'aurez pas essayé.

Si vous n'avez pas de formulaire de contact, vous pouvez reporter ces indications dans la rubrique "à propos de vous".

Si vous avez une page Facebook, vous avez moyen d'épingler une publication (cliquez sur la flèche en haut à droite du cadre, puis "épingler en haut"). Vous pourrez ainsi remettre votre message de bienvenue ainsi que les informations concernant les genres et formats que vous lisez sur la page Facebook.

Si vous êtes victime de spam sur votre page Facebook, vous avez moyen de la paramétrer pour être la seule personne à pouvoir y poster. Si un auteur vous harcèle, vous avez moyen de le bloquer ou de le signaler à Facebook. On préférerait tous éviter d'en arriver là, mais malheureusement parfois il n'y a pas d'autre choix. 

Concernant l'épineux problème du délai de rendu, je ne suis pas sûr qu'il soit toujours possible de l'indiquer. Certains blogueurs indiquent le nombre de livres qu'ils ont à lire, ce qui donne déjà une idée par rapport aux délais.


Je préconise d'utiliser une adresse électronique spécifique à votre blog ou site si vous avez beaucoup d'auteurs qui vous contactent.

Je préconise, lorsque vous voyez que vous avez un délai de lecture d'une nouvelle œuvre de trois mois ou plus, de ne plus accepter d'autres livres. Vous pouvez l'indiquer aux auteurs dans le formulaire de contact.

Vous pouvez aussi télécharger un logiciel de messagerie gratuit comme Thunderbird, et utiliser la fonction réponse automatique. Ce tutoriel vous expliquera comment faire avec les filtres.

Ainsi, vous n'aurez plus besoin de répondre à chaque auteur: l'email de réponse indiquant que vous ne prenez plus de livres pour le moment partira automatiquement tant que votre ordinateur restera allumé.

Vous pouvez par exemple indiquer : "Je ne prends plus de livres pour le moment. Si vous m'avez déjà envoyé le vôtre et êtes en attente d'une chronique, c'est moi qui me chargerai de vous recontacter dès la parution de l'article sur mon blog."

Si vous partez en vacances, c'est un peu plus compliqué, il vous faudra passer directement par le serveur mail ou utiliser un autorépondeur (payant). 

Vous êtes débordé(e) par le nombre de livres ou d'ebooks de manière très rapide et fréquente? C'est peut-être le signe que vous avez besoin de vous agrandir. 

Pourquoi ne pas faire un appel de candidatures pour de nouvelles chroniqueuses ou chroniqueurs sur votre blog? Il existe de nombreux forums de lecteurs, et vous pouvez aussi utiliser Goodreads ou Babelio pour relayer le message.

Goodreads a l'avantage de pouvoir être paramétré pour répercuter vos articles de blog: l'article de votre blog où vous ferez votre appel à candidatures sera ainsi vu par tous vos contacts Goodreads. Vous pouvez aussi créer un groupe Goodreads (ou Facebook) avec la mention "Recherche chroniqueuses/chroniqueurs".

Ne sous-estimez pas ce moyen: pas mal de personnes ne seraient pas contre d'écrire des articles sur des livres bénévolement sans pour autant avoir à tenir un blog. Votre blog en deviendra plus dynamique, les articles, plus nombreux. Votre audience devrait en principe s'en trouver accrue. 

Même si vous n'écrivez que pour le simple plaisir, sans chercher à faire de l'audience, vous diminuerez le stress lié aux multiples demandes. Après tout, si vous en avez beaucoup, c'est que vous êtes déjà populaire, en tout cas parmi les auteurs!

Autre possibilité: vous affilier à une communauté de blogueurs comme Livraddict. Cela a l'avantage de vous permettre de choisir vous-mêmes les œuvres qui vous conviennent le mieux au sein d'un forum.

Les listes

Toute personne souhaitant se désinscrire de ces deux listes peut le faire à tout moment en me le signalant en commentaire du blog. Même chose si vous n'avez pas été rangé dans la bonne catégorie et désirez en changer.

Liste des sites et blogs chroniquant des livres papier uniquement:

- Groupe Facebook Les Blogueurs qui lisent les Indés
- Groupe Facebook Auteurs cherchent avis, chronique ou beta-lecture
- blog Mo comme Mordue 
- blog Les livres de Maya 
- blog Les femmes qui lisent sont dangereuses 

- blog Nuages de mots 
- site Les Chroniques de l'Imaginaire (genres de l'imaginaire)
- site ArcaneSFantasy (SF et Fantasy)
- blog lecoindedominique.fr 
- blog Flynn SFF 
- blog Les Vagabonds du Rêve
- blog Les lectures d'Eole
- blog Au boulevard du livre - Page Facebook
- blog Ma passion livresque - Page Facebook
- blog Lecture de Petite Plume 
- chaîne YouTube My books my passion (youtubeuse: Lou-Ann loutiamas@hotmail.fr )

 
Liste des sites et blogs chroniquant des livres papier et des ebooks:

- Groupe Facebook Les Blogueurs qui lisent les Indés
- Groupe Facebook Auteurs cherchent avis, chronique ou beta-lecture 
- blog ma bibliothèque bleue : Romans, polars, poésie (pas de SF ni de Fantasy) 
- blog Crocbooks 
- blog La lecture des livres

- blog Rê-v-alité 
- blog Chocolat Cannelle
- blog Mon tas de trucs
- blog CannibaLecteur 
- blog Le petit monde d'Aniouchka

- blog Frédéric Gobillot   
- blog La Plume d'Isandre
- site Le salon de lecture d'IDBoox.com
- site La chaumière des mots 
- blog Chroniques aigues
- blog Inspirer et partager
- blog Des livres, des fils et un peu de farine
- blog Littérature et Français
- blog Rose lit, Rose écrit
- blog Chroniques de Mites
- blog Mes Rêves Eveillés
- blog Des livres et Moi
- blog Au bazaar des Livres
- blog Blog d'un mordu de livres 
- blog La Biblio de Sophie

Je souhaite que ces listes s'agrandissent peu à peu. Je comprends que l'on puisse me juger sévèrement suite à l'article qui a fait polémique, mais je crois qu'il y a eu un gros malentendu, et notamment des propos que l'on m'a prêtés par rapport aux SP ainsi que des interprétations erronées par rapport à la manière dont les auteurs doivent réagir en cas de refus d'un blogueur. 

Je ne suis pas l'auteur le plus représentatif de l'autoédition non plus. Il y a autant de sensibilités et de différences que d'auteurs eux-mêmes.

Si un autre auteur souhaitait reprendre le flambeau pour noter ces sites, et d'autres, sur son blog, je n'y verrais aucune forme de concurrence.   

lundi 18 janvier 2016

Quelques précisions au sujet du précédent billet

Mon précédent billet a suscité un certain émoi dans la blogosphère. Je souhaite revenir sur certaines choses que j'ai écrites, mais comment le faire sans avoir l'air de me plaindre, de chercher à me justifier ou à susciter la pitié? Peut-être en évoquant le contexte, en retraçant certains faits et en rappelant certains souvenirs. 

Tout d'abord, je tiens à dire que je ne retoucherai plus l'article en question. Parce que je reconnais avoir voulu sciemment créer un "big bad buzz" et en assume la responsabilité. Parce que je ne veux pas réécrire l'Histoire. Parce que, last but not least, ce ne serait pas cohérent avec les commentaires de l'article. 

Je tiens tout de même à modifier une chose: si un auteur signale un site ou un blog dans la section commentaires, il n'apparaîtra plus automatiquement dans la liste.

Je contacterai la personne qui tient le site ou le blog pour lui demander, en toute courtoisie, si elle souhaite que son site ou blog apparaisse dans la liste. Celle-ci n'est plus une liste noire mais juste une liste pour les blogueurs et sites qui ne veulent plus être sollicités par des auteurs autoédités.

A titre de précision, j'ai reçu près de 6000 visites en un week-end. Mon blog ne m'apporte en lui-même aucun revenu publicitaire. Et j'ai vendu deux ebooks, un sur Kobo, l'autre sur Amazon.

"Bien mal acquis ne profite jamais", dit-on. Vous reconnaîtrez que l'acquisition en elle-même est maigre - si on excepte celle de ma mauvaise réputation dans la blogosphère, bien sûr. 

Evidemment que je suis sensible au fait que cet article polémique sera le plus lu de mon blog - un article qui fonctionne bien sur ce blog me vaut en temps normal entre 150 et 200 visites. Evidemment que je suis conscient que ce sera la seule facette de ma personnalité que connaîtront la plupart des visiteurs de ce blog. 

Qu'il en soit ainsi. 

J'ai eu ce week-end une pensée pour Elise, une blogueuse qui a chroniqué mes livres. Je l'avais rencontrée après coup en dédicace, et elle m'avait acheté le seul ouvrage qui lui manquait en version papier, Les Explorateurs. Elle a dû être bien déçue par l'article. J'en suis désolé, ainsi que pour les autres blogueuses et blogueurs qui se sont sentis insultés. 

S'il y a bien une chose sur laquelle je souhaite revenir, c'est la notion, qui a pu involontairement transparaître, selon laquelle un blogueur "doit" quelque chose à un auteur, parce que l'auteur a écrit un livre. 

Les blogueurs ne nous doivent rien. C'est une notion qui ne doit absolument pas se propager, sous peine de donner licence à des "auteurs harceleurs" qui penseront que tout leur est dû et que partant, tout est permis. La section commentaires de l'article précédent référence hélas amplement ces cas.

Certaines paroles que ces blogueurs ont prononcé en commentaire de l'article, j'aurais pu les utiliser pour l'autoédition. Les notions de liberté, de pouvoir écrire ce que l'on veut lorsqu'on le veut - dans les limites de la légalité bien sûr - sont fondamentales.

J'ai ainsi pris conscience que beaucoup trop d'auteurs autoédités se donnaient trop de libertés aux dépens des autres, et que cela nuisait à la réputation de tous ceux qui essaient d'exercer ce métier. 

Notre valeur, c'est sur notre terrain, celui des mots couchés sur le papier ou à l'encre électronique formant des histoires, que nous la faisons. Pas en écrivant des mots qui agressent, réclament ou insultent. Et oui, je compte bien appliquer à moi-même mes propres paroles.

La phrase de mon article de nombreux blogs ne chroniquent que des livres papier aux dépens des ebooks a été interprétée comme une dénonciation de l'argent que peuvent se faire les blogueurs avec les Services Presse (SP), les livres papier envoyés pour chronique.

Telle n'était pas mon intention. Dans son ouvrage Ecriture, Stephen King compare un livre à un envoi télépathique allant de l'auteur au lecteur. Pour moi, les ebooks sont un merveilleux moyen de réaliser cela. Quelle facilité, quelle simplicité!

Mais tout le monde ne partage pas cet avis. A commencer par ma propre fille Nadège, 10 ans. J'ai essayé de l'initier à la lecture électronique, mais elle n'a pas accroché. Résultat? Je viens de lui commander la version papier de Lucie Acamas et les Compagnons de l'Ordre Vert, de Guy Morant - je l'ai lu et je suis sûr qu'elle va adorer.

Pour ceux qui se poseraient la question, non, Guy Morant n'est pas l'un de mes noms de plume. ;)

Je précise aussi que j'ai beau avoir l'esprit fertile, j'imagine mal comment des blogueuses pourraient vivre de la revente de SP. On peut vivre de son blog, mais très rarement dans le domaine littéraire. Sauf si l'on se prénomme Oprah (et encore, même pas sûr qu'elle ait un blog). 

L'utilité de la liste

Les sites Actu SF, Fantastinet et Sci-Fi Universe, qui apparaissent en premier sur la liste, sont des sites avec lesquels j'avais un partenariat, qui ont chroniqué mes livres (on peut accéder aux chroniques dans la revue de presse de mon site), et qui ont du jour ou lendemain cessé de répondre à mes emails.

C'est assez désagréable quand cela vous arrive. Cela dit, ça arrive tout le temps dans la vie, à tout un tas de gens. Le rejet fait partie intégrante de la carrière d'un auteur, autoédité ou non. Il faut avoir le cuir solide.

Moi-même, dans mon ancienne vie professionnelle de journaliste chroniqueur dans les jeux vidéo - métier pas si éloigné que cela de l'activité des blogueuses livre - lorsque j'étais redevenu pigiste, à 34 ans, je me suis entendu dire que j'étais devenu trop vieux pour les jeux vidéo. Je suis sûr que Marcus, de Nolife et Gameone, serait tout à fait d'accord avec ça! ;)

J'ai laissé ces sites sur cette liste, et je suis persuadé que celle-ci a son utilité, parce que mon article visait avant tout à défendre la communauté des auteurs autoédités plutôt que mon cas personnel.
  
Lorsque vous entamez une collaboration avec quelqu'un qui pense que vous ne méritez pas d'avoir une carrière d'auteur, vous avez une épée de Damoclès au-dessus de votre tête. Il est probable que cette personne vous fera défaut un jour ou l'autre. 

Je divague? Songez que l'organisation Science Fiction and Fantasy Writers of America, de même que la RWA ne se sont que fort récemment ouvertes aux auteurs autoédités.

En France, l'autoédition existe depuis toujours (Denis Diderot lui-même s'est autoédité), mais à partir du XXème siècle, elle est devenue marginale. Les auteurs qui se lancent par milliers dans l'autoédition, ce n'est qu'un phénomène récent en France, lié à l'émergence de l'ebook comme moyen de lecture, mais aussi de diffusion.

Si vous vous intéressez à ce phénomène, lisez cet article extrêmement complet (prévoyez du temps) sur le sujet. Lisez aussi l'ouvrage d'Elizabeth Sutton et Marie Laure Cahier, qui aborde les deux versants, autoédition et édition traditionnelle.

L'amplification du phénomène est source d'opportunités et de richesse, mais aussi de tensions. Je crois important de ne pas se voiler la face. La cohabitation sur la blogosphère de deux formules d'édition souvent concurrentes et rivales, plus rarement (comme dans le cas du livre d'Elizabeth, édité par Eyrolles et dont l'auteur détient les droits ebook) harmonieuse, est source de frictions.

Est-ce que j'aurais la prétention de les apaiser par mon seul article? Absolument pas. C'est juste une piste.

Les personnes qui rejettent l'autoédition ont leurs arguments. Ceux qui disposent de leviers de pouvoir ou d'influence sont libres d'en user à leur guise. Ils ne se privent pas de le faire, et ceux ne sont pas les blogueurs qui ont le plus d'influence, mais bien les grands médias liés aux grands groupes d'édition.

Je souhaite juste que les choses soient transparentes et assumées, sans pour autant vouloir faire rentrer certains à toute force dans des cases - la liste n'est qu'une piste parmi d'autres, sur la base du volontariat uniquement. 

Si vous êtes auteur, j'espère, en dévoilant ces difficultés, ne pas vous avoir dégoûté de l'envie d'exercer votre art à votre manière.

Souvenez-vous bien qu'un livre et une personne, qu'elle soit blogueuse ou lectrice, c'est une rencontre. Soit la rencontre se fait, soit elle ne s'opère pas. Si elle se fait sur un plan physique, elle ne se fera pas forcément sur un plan émotionnel ou intellectuel. 

Ne harcelez pas les blogueuses. Ne cherchez pas à corriger des critiques qui ne vous conviennent pas. Prenez-les en compte. Agissez en professionnel, et c'est l'ensemble de cette profession encore balbutiante sous son nouveau jour, électronique, qui en bénéficiera.

vendredi 15 janvier 2016

La liste des blogs et sites qui ne vous chroniqueront pas

Chaque action génère une réaction. A l'incroyable ouverture engendrée par l'autoédition, qui n'est pas sans engendrer ses propres excès (Charlie Hebdo existerait-il sans la liberté d'expression?), succède en s'amplifiant une vague de rejet de cette même autoédition. Rejet qui vient le plus souvent des auteurs, et parfois, paradoxe des paradoxes, des auteurs autoédités eux-mêmes! Plutôt que de s'entredéchirer, je crois qu'il serait plus constructif pour les auteurs comme pour les lecteurs de signaler les blogs qui font preuve de sectarisme intellectuel, en se cantonnant aux œuvres traditionnellement éditées. Ceci, afin de ne pas perdre son temps et son énergie à contacter des blogueurs qui non seulement n'auront aucun intérêt pour ce que vous écrirez, mais, du haut de leur tour d'ivoire, vous jetteront à la figure leur refus plein de morgue.  

Bookbub est un site américain qui s'est développé à l'international (notamment Canada et Royaume Uni), et qui envoie chaque semaine ses newsletters à plus de 4 millions de membres

Ses newsletters concernent des ebooks, ou livres numériques, dont ils recommandent la lecture. En 2014, 131 ebooks qui ont bénéficié d'une mise en avant sur Bookbub sont devenus des best-sellers du New-York Times. 

Eh bien devinez quoi? Bookbub a annoncé dans son dernier article de blog que la moitié des livres acceptés chaque année sont des œuvres indépendantes ou autoéditées. 

Quel est le premier gagnant? Le lecteur, bien sûr, qui bénéficie d’œuvres triées sur le volet par l'équipe de Bookbub, d'une très grande diversité. 

Je précise n'avoir jamais bénéficié d'une promo Bookbub. Ces promos, il faut le signaler, sont payantes pour l'auteur. Mais j'admire le travail qu'ils font. 

En France, pays où les institutions continuent à revêtir un aspect sacré là où l'initiative individuelle est fortement dépréciée - et se retrouve d'ailleurs matraquée en termes fiscaux, ce qui pourrait faire l'objet d'un autre article - de nombreux blogs ne chroniquent que des livres papier aux dépens des ebooks. 

Et parmi ces blogs, une foultitude ne chronique que des romans édités par la "grande" ou "petite" édition.

Quels sont les perdants? Les auteurs indépendants, bien sûr, qui y perdent très largement en termes de visibilité de leurs œuvres.

Mais aussi les lecteurs, qui eux, perdent en diversité de conseils de lecture. Eux sont souvent bien plus attachés à l'histoire qu'à des problèmes techniques ou stylistiques d'écriture.


Le raison du rejet des œuvres indépendantes vient souvent d'un manque de moyens de ces derniers auteurs, qui ne peuvent se permettre d'envoyer 150 de leurs œuvres en format papier à des blogs. 

C'est une démarche pro que de faire cela, et les petits éditeurs qui s'y emploient ont toute mon estime. 

Personnellement, je vis à temps plein de l'écriture, et mon expérience personnelle me fait dire que ce ne serait pas rentable pour moi d'avoir cette démarche. 

Mais voilà, il y a aussi les ebooks, qui sont de plus en plus adoptés en France (on parle de 17 ou 18% de lecteurs qui lisent de l'ebook je crois). Et qui plaisent en premier lieu aux dévoreurs de livres... qui sont souvent des blogueurs, et en particulier des blogueuses. 

J'ai été ravi de constater que certaines blogueuses de Livraddict ont récemment chroniqué mes ouvrages en format ebook. Même expérience positive avec Have a break, have a book.  

Cette ouverture d'esprit est un véritable rayon de lumière dans la forêt bien ténébreuse, il faut le dire, du sectarisme intellectuel.

A ce sujet, j'ai dernièrement secoué la tête en lisant l'article intitulé Je ne lis pas d'auto édition d'une blogueuse. 

La seule chose qui m'ait tiré un sourire a été cette citation du Manifeste Dada 1918 dans l'à propos du blog: Une œuvre d’art n’est jamais belle, par décret, objectivement, pour tous. La critique est donc inutile, elle n’existe que subjectivement, pour chacun, et sans le moindre caractère de généralité. 

On aurait pu croire qu'une telle citation aurait incité la blogueuse en question à un peu plus d'humilité par rapport à l'extraordinaire richesse et diversité des œuvres autoéditées.

Je n'ai pas été étonné de constater que la personne affichant un tel rejet était elle-même auteur.

Elle n'est pas la seule dans ce cas. Bien sûr, elle est libre de son opinion, et elle a ses arguments, qui, de son point de vue, sont défendables. 

Mais ces blogueurs qui préfèrent systématiquement se maintenir dans le confort intellectuel, d'ailleurs tout relatif, étant donné que les œuvres traditionnellement éditées sont loin d'être irréprochables, sur le fond comme sur la forme par les temps qui courent, ces blogueurs sont une perte d'énergie et de temps pour nous autres auteurs qui cherchons à nous faire connaître.
  
Je propose donc de commencer ici une liste des blogs et sites qui rejettent systématiquement les œuvres indépendantes. Cette liste pourra être augmentée en fonction des blogs que l'on me signale (y compris par les auteurs des blogs eux-mêmes, d'ailleurs), et n'a pas de caractère définitif: elle pourra être retouchée en fonction des changements de politique des sites et blogs. 

On trouvera aussi dans cette liste certains sites qui m'ont déjà chroniqué lorsque je n'étais pas franchement engagé dans l'autoédition, mais ce sont dans un deuxième temps détournés. S'ils s'avèrent que ces sites continuent à chroniquer des auteurs autoédités sous format ebook, je les enlèverai de la liste.

- SophieLit, pour les raisons que l'on sait
- le blog de Fantasy accro Livrement : un seul auteur de Fantasy indépendant chroniqué, Hugh Howey 
- le site Sci-Fi Universe: partenariat rompu
- le site Actu SF: partenariat rompu
- le site Fantastinet: partenariat rompu 
- le blog Encore du Noir!
- le blog un papillon dans la lune
- le blog La Prophétie des ânes
- le blog Welcome to Nebalia
- le site Vampirisme.com
- le blog De Livres & d'Epices
- le blog Le Dragon Galactique
- le blog Book en Stock
- le blog l'affaire Herbefol
- le site MyInnershelf
- blog Books and iced coffee
- blog RSF blog
- blog Plume de Cajou
- blog Le monde fantastique de Chinmoku
- blog de Mirrorcle World
- blog By Kimysmile
- blog Lectures et Voyages
- blog Enjoy Books
- blog Les P'tits loisirs de Simi
- blog Snow White of the Moon
- blog Ombre lunaire
- blog Double Page
- blog Croq' livres
- blog / chaîne Booktube JessLivraddict
- blog Lire une passion
- blog April the Seven
- webzine Onirik.net
- blog Pomme's book 
- blog Ansible
- blog La Puce à l'oreille
- blog Les chroniques de Miawka
- blog Délivrer des livres
- blog Les petits mots de Saefiel
- blog Once Upon a Time  
- blog Enna lit, Enna vit
- blog Le Brocolis de Merlin
- site limaginaria 


Certains de ces blogueurs ont déjà chroniqué des autoédités, mais ont demandé à être rajoutés malgré tout.

La très grande majorité ne m'a pas été signalée, mais provient de blogueurs s'étant eux-mêmes désignés.

C'est leur choix, et je le respecte. Je souhaite que tous les auteurs respectent aussi leur choix, et les respectent eux avant tout, en tant qu'être humains. C'est primordial. Je vous renvoie aux commentaires pour plus de précisions.

Je déplore bien sûr le manque d'égards dû aux blogueurs au moment de les contacter qui a été signalé en commentaires. Manque d'égards qui aurait trop souvent tendance à se transformer en harcèlement, hélas.

Ces témoignages n'ont fait que me renforcer dans l'idée de l'utilité de cette liste, même si elle-même peut apparaître comme une insulte pour les blogueurs - ce n'était pas le but recherché.


Ceux qui souhaitent être désinscrits peuvent bien sûr me le signaler.

Les commentaires étant suffisamment nombreux, j'écrirai un nouveau billet, avec les sites ou blogs qui acceptent de chroniquer les auteurs autoédités sous format ebook, et un second pour ceux qui acceptent de chroniquer sous format papier.

[EDIT 17/01/2016]: cet article de blog est devenu viral, ce dont j'ai été le premier surpris.

J'ai exclu les blogs ne chroniquant que des livres papier: il était très maladroit de ma part de les inscrire dans ce contexte, certains étant réellement favorables aux autoédités. 

Je prie les personnes concernées de bien vouloir m'excuser de cette erreur. C'est entièrement ma faute.

Il est en revanche très important pour les auteurs indépendants de pouvoir distinguer les blogs n'acceptant que les livres papier de ceux ouvert au numérique. Cela fera l'objet de deux nouveaux articles, en fonction des remarques sur Facebook et dans les commentaires ici.

Articles liés: - Quelques précisions au sujet du précédent billet
- La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

jeudi 7 janvier 2016

Pour ceux qui utilisent les services de Lightning Source ou d'Ingram Spark

Si vous utilisez les services de Lightning Source ou d'Ingram Spark, l'inscription payante à l'Independent Book Publishers Association (IBPA) pourrait s'avérer intéressante pour vous... sous certaines conditions. 

Fin 2015, je me suis inscrit à l'Independant Book Publishers Association (IBPA, il n'y a pas besoin d'être aux Etats-Unis pour cela) pour le prix de 125,68 € par an.

L'IBPA vous permet de bénéficier d'une réduction de 5% supplémentaire sur vos tarifs d'impression chez Lightning Source, quel que soit le nombre de livres commandés. 

Je n'utilise pas les services d'Ingram Spark, je ne peux pas certifier qu'il soit utile de s'inscrire, le site parlant simplement d'une réduction de 20% sur la distribution numérique.

Attention toutefois à la publicité mensongère sur le site de l'IBPA: ils précisent qu'on obtient 50% de réduction sur les services d'impression chez Lightning Source, alors que cela ne concerne que la mise en place des titres (maquettes). 

D'après mes calculs, la  réduction de 5% sur les tarifs d'impression chez LSI devient intéressante si vous imprimez à 1000 exemplaires (en cumulé, pas d'un seul coup) par an.

Par exemple, sur une commande de 500 Souffle passée fin décembre 2015, j'ai économisé 90€, ce qui ne me permet toujours pas de rembourser l'adhésion. Mais je sais que j'y arriverais sur un an.

Par ailleurs, comme je le disais, les frais de mise en place des maquettes intérieures et des couvertures sont divisés par deux. Un auteur ou un petit éditeur publiant de multiples titres sur une seule année aura donc moyen de rentabiliser son adhésion tout en restant en dessous des 1000 exemplaires imprimés sur un an. 

Je précise qu'une fois votre adhésion réglée chez l'IBPA, la mise en place de la réduction n'est pas immédiate: il faut voir cela avec Lightning Source. 

Ma représentante commerciale chez LSI, Elena Mira, n'avait jamais entendu parler de l'IBPA, et cela a été d'autant plus galère à mettre en place que j'avais cru les réductions beaucoup plus importantes que les 5%, en raison de la publicité mensongère sur le site de l'IBPA... et ausi parce que mes contacts avec l'un des membres de l'IBPA n'ont pas aidé du tout.

Mon conseil: ne téléphonez pas comme indiqué sur le manuel que l'on vous envoie, mais voyez directement avec votre représentant habituel par email. Si celui-ci ou celle-ci n'est pas au courant, Elena devrait l'être, mais la personne de LSI Europe qui s'occupe des relations avec l'IBPA est Nathan Pabst. 

Les économies à réaliser sont assez maigres, mais l'IBPA peut vous permettre d'être représenté à la Book Expo America et à la Foire de Francfort. 

Il y a d'autres avantages, mais attention, l'IBPA va essayer de vous vendre de nombreux services, qui ne seront pas forcément adaptés pour vous. A vous de faire vos calculs.

EDIT 08/01/2015 : pour la réduction de 5%, il s'agit bien d'une réduction supplémentaire par rapport aux réductions d'échelle pratiquées par Lightning Source. Exemple, pour les imprimeurs UK et US, les réductions d'origine plus celle de l'IBPA sont les suivantes: 

1-99 unités: 15% Economy, 5% Express
100-249 unités: 20% Economy, 10% Express
250-499 unités: 30 Economy, 20% Express
500-999 unités: 40% Economy, 30% Express
1000-1499 unités: 45% Economy, 35% Express
1500+: 50% Economy, 40% Express

mercredi 6 janvier 2016

Auteurs : sommes-nous les pires fraudeurs ?

D'après les statistiques de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), un internaute sur trois a consulté pendant l'été 2015 au moins une fois par mois un site illégal. En élargissant la question au téléchargement illégal dans son ensemble, j'ai eu l'intuition que nous autres, les auteurs, pourrions bien être ceux qui téléchargent illégalement le plus fréquemment. 



A noter que l'article que j'ai cité est fortement critiqué par la plupart des commentateurs du site, et notamment cette notion de "site illégal", par trop floue.

Malgré le bien-fondé de ces critiques, l'une des réactions en commentaire m'a parue révélatrice d'un certain état d'esprit: Quant à l'idée de dire que certains on les moyens de payer, oui bien sur que j'ai les moyens, mais payer un film 5€ ou meme 2€50 je suis désolé hein mais faut arreter les conneries!!!


Est-ce à dire que le fait d'avoir été habitué à regarder et enregistrer des films pour les revoir aurait créé une sorte de "droit au téléchargement illégal"? Une sorte de droit d'usage, parce que cela se fait et que l'on doit pouvoir continuer à le faire? Pour tous les films, y compris ceux qui ne sont pas encore diffusés sur les chaînes?

Ou bien est-ce une réaction au prix de places de cinéma à 9€? Au fait de ne pas vouloir repayer pour du déjà vu? Auquel cas, ça ne s'appliquerait que pour les films déjà vus au cinéma.

On peut en tout cas voir au travers de cette réaction à quel point la notion d'éducation au numérique peut être importante dès lors qu'il s'agit de l'utilisation d'Internet dans notre vie quotidienne.

Maintenant, pourquoi est-ce que j'ai l'intuition que nous, les auteurs, faisons partie de ceux qui téléchargent le plus illégalement? Après réflexion, plusieurs pistes se dégagent: 

1) Le niveau de revenu: même si l'étude de l'Alpa précise que 46% de ceux qui ont recours à ces sites illégaux gagnent entre 27 000 et 54 000 euros par an, même si, à titre personnel, je connais un cadre sup gagnant plus de 3000 euros par mois qui télécharge autant qu'il le peut, un faible niveau de revenu me semble de nature à inciter à recourir plus fréquemment au téléchargement illégal. Or, les auteurs ne sont pas connus, dans leur immense majorité, pour bien gagner leur vie.

2) L'ego: je peux témoigner à titre personnel avoir un ego plus développé que la moyenne, et je pense que de nombreux auteurs partagent ce trait. Quand vous avez de l'ego, l'égoïsme n'est pas loin derrière. Nous pouvons nous croire dispensés des règles que nous voudrions voir appliquées par d'autres, dès lors qu'il s'agit de nos propres écrits. Simplement parce que nous le valons bien, n'est-ce pas. Notre nombril. Notre pomme, avant tout.

3) Nous baignons dans le milieu de la culture: et nous ne voulons pas d'entrave, surtout avec les moyens de téléchargement de plus en plus puissants, comme la fibre. En tant que participants à la création, nous estimons que notre travail est déjà un moyen de la rémunérer, et donc, que nous sommes dispensés de le faire par nous-mêmes.

4) Le manque d'empathie: la célèbre phrase de Confucius, ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse, nous l'avons désapprise à force d'individualisme, de rester seuls devant nos écrans. Les gens que nous voyons sur Internet ne sont par réellement proches de nous. Loin des yeux, loin du cœur.

5) Nos pulsions l'emportent sur notre raison: nous sommes, à la base, des animaux, et il nous reste beaucoup de cette héritage. Nous avons le pouvoir, et nous en profitons, bordel! Ces pulsions sont renforcées par notre ego, et l'effet cumulatif devient plus important que pour la moyenne de la population.

6) Nous nous donnons parfois de mauvaises raisons: en estimant par exemple que les biens numériques veulent être libres et gratuits.

Tous ces différents facteurs viennent contrebalancer la seule raison et le bon sens: lorsque nous réfléchissons à l'aspect économique des choses, nous savons qu'il y a des milliers d'auteurs, des auteurs qui sont souvent des lecteurs. Et encore, je ne parle que de ceux qui sont publiés sur Amazon. Si l'on va en dehors, on devrait plutôt parler de millions d'auteurs-lecteurs, uniquement en France.

Si leur soif de lecture, à ces auteurs/lecteurs, se traduisait plus souvent par des achats, des achats par exemple d'ebook à moindre coût, tous les auteurs en seraient bénéficiaires.

Je pense ne jamais m'être plaint en tant qu'auteur d'avoir eu mes œuvres sur des sites de téléchargement illégaux. Je n'ai jamais essayé de faire fermer ce type de site, parce que j'estime que c'est du temps perdu - ce n'est pas le bon combat.

En revanche, j'ai observé à de très nombreuses reprises des auteurs se plaindre de voir leurs œuvres sur ces sites. Ces auteurs n'ont-ils jamais téléchargé illégalement? Vraiment? Pas un seul, sur les centaines que je vois se plaindre sur Facebook? 

N'y a-t-il pas de l'hypocrisie à se plaindre à propos du piratage, lorsqu'on télécharge soi-même illégalement de la musique, des jeux vidéo, des films, ou même de l'ebook? 

Regardons-nous bien en face dans le miroir, et demandons-nous si l'ennemi, ce ne serait pas nous-même.

Nous nous plaignons de ne pas vendre assez de livres papier, mais nous-mêmes achetons tous nos livres dans des boutiques de revendeurs de livres usés. Est-ce que nous ignorons que nos collègues auteurs ne toucheront pas un centime sur un livre d'occasion? 

Nous nous plaignons de voir nos revenus de vente d'ebook baisser, au profit des prêts Kindle Unlimited. Mais nous-mêmes sommes inscrits à Kindle Unlimited, et nous n'achetons jamais l'un des ebooks que nous empruntons via ce service.

Dans le miroir, je vous dis. J'ai utilisé le "nous" à dessein, parce que je ne m'estime pas au-dessus du lot. Certes, j'essaye d'acheter des ebooks quand je le peux et je ne suis pas inscrit à KU, ni en tant qu'auteur ni en tant que lecteur, mais il m'est déjà arrivé d'accepter des fichiers téléchargés illégalement par des amis ou des collègues. Y compris des ebooks.

J'ai aussi conscience que le budget de chacun est limité. Et je sympathise avec les auteurs dans le besoin. Ce qui me gêne vraiment aux entournures, ce sont les gens qui ont un budget culture de zéro euro, parce qu'ils estiment que c'est un acquis, que tous les biens culturels leur sont dus.  

Cela, et le fait que les auteurs se tirent à ce point des balles dans le pied à force d'égoïsme...

Balayons chacun devant nos portes, en cette année 2016. Eduquons-nous, éduquons nos enfants. Peace.

vendredi 1 janvier 2016

Top 10 des articles les plus utiles de ce blog

Mon but en créant ce blog était avant tout de me créer une plate-forme à des fins promotionnelles. Cela peut se comprendre, je suis auteur. Mais je désirais aussi que d'autres puissent y découvrir les articles que j'aurais aimé trouver, moi, en tant qu'auteur à mes débuts. Pour ne pas tomber dans des embûches. Pour me faire gagner du temps. Pour apprendre. Voici donc regroupés les 10 articles qui sont à mon sens les plus utiles pour un auteur, sur les 118 que comporte ce blog. J'en profite bien sûr pour vous souhaiter mes meilleurs vœux, et une excellente année 2016!

Si ce sont des articles pratiques et des tutoriels qui occupent la plus grande partie de ce top 10, c'est parce que ce sont les articles qui ont été les plus commentés, les plus vus et ont donc eu le plus d'impact auprès des lecteurs de ce blog, qui sont en grande majorité des auteurs. 

Le combat que je mène depuis un certain temps, celui de prouver, par l'exemple, que l'autoédition est un meilleur choix que l'édition traditionnelle pour un auteur (à l'exception des quelques bestsellers déjà en place dans les grosses maisons) me semble gagné, c'est pourquoi les articles théoriques qui peuvent guider un auteur par rapport au choix entre l'édition traditionnelle et l'autoédition n'interviennent qu'en deuxième partie de classement. 

Quand je dis que le combat de l'autoédition me semble gagné, il ne faut pas comprendre que c'est un acquis définitif: chaque nouveau livre autoédité doit bien sûr continuer à faire la preuve qu'il est aussi réussi, sur la forme comme sur le fond, sinon meilleur qu'un livre traditionnellement édité. Il faut continuer à se retrousser les manches pour chaque livre, cela va de soi. 

Mais disons que je serais très surpris qu'un auteur puisse fonder son opinion sur la seule lecture de ce blog. Les sources d'information sont tellement diverses et variées de nos jours que je ne peux prétendre, au mieux, qu'être un facilitateur de choix pour une fraction infime d'auteurs. 

Disons que si vous êtes vraiment sérieux par rapport à l'écriture, si vous avez réfléchi à la masse de travail que représente un livre, si vous vous êtes rendu(e) compte que vous n'aviez qu'une chance sur mille d'être sélectionné par une maison d'édition, si vous avez compris que cette maison ne publiera votre livre qu'un an ou deux après l'avoir sélectionné, si vous savez que les maisons d'édition ont tendance à mettre en avant en priorité leurs auteurs phares en termes de marketing, si vous avez, finalement, calculé que votre livre n'aura qu'une chance sur mille de rester plus de trois mois en librairie une fois traditionnellement publié, vous en aurez déduit logiquement que la démarche d'envoyer votre manuscrit à un éditeur ne portera ses fruits que dans un cas sur un million. 

Et si vous avez de l'expérience dans le domaine de l'écriture, vous n'aurez peut-être pas envie de jouer au loto avec quelque chose qui vous a demandé autant de travail, non?

L'article qui occupe le premier rang dans le classement est un article concernant l'impression à la demande, et ce n'est évidemment pas sans raison eu égard à mon parcours personnel.  Malgré son ancienneté, il garde toute son actualité.

J'estime en effet que les marges dégagées par l'impression à la demande sont plus importantes que celles de l'ebook, et selon cette logique, un auteur aura plus de chances d'en vivre en vendant moins de livres. 

Mais je concède volontiers que l'impression à la demande est aussi ce qui va demander le plus de travail. Je n'oublie pas que 95% des ventes sur le papier viennent dans mon cas personnel des séances de dédicace indiquées en colonne de droite de ce blog.  

Vous êtes libres d'effectuer votre propre classement. Mon évaluation est forcément subjective, car tirée de mon parcours personnel. D'autres expériences seront entièrement différentes.

Si vous êtes auteur et que ce blog vous a aidé à un moment ou à un autre, que vous vous souveniez d'un article en particulier ou non, je vous invite à laisser un commentaire au bas de ce post. N'hésitez pas à poster des liens vers vos articles préférés, s'il y en a! 

1. Mon expérience avec Createspace... et Cyberscribe/Ediweb

2. Les étapes de la création d'un ebook 1ère partie

3. Les étapes de la création d'un ebook 2ème partie

4. Retour sur une promo réussie, ou comment les pubs Facebook m'ont donné le coup de pouce nécessaire au moment d'une promo négociée avec la plate-forme Kobo/La Fnac

5. Mon point de vue sur les corrections et réécritures en externe

6. Traduction de romans: attention, terrain miné!

7. Bilan 2010 à 2014, année par année

8. Un rêve, cela peut coûter cher

9. L'illusion de la "diffusion/distribution universelle"

10. Le dépôt-vente en librairie

Comme je suis un grand rebelle et que je me sens à l'étroit dans ces dix articles, je rajoute l'un des articles qui explique le mieux ma position par rapport à l'édition traditionnelle, Une industrie de sommet de pyramide.