vendredi 31 octobre 2014

[Archive 28/04/2010] MédiasTox, un outil pour évaluer la toxicité des médias

De la même manière qu'il existe des organismes de mesure de la pollution de l'air, comme Airparif en Ile-de-France, on pourrait inventer MédiasTox, un organisme chargé de mesurer la toxicité des médias. Les médias les plus invasifs que sont la télévision et la radio seraient bien sûr les premiers "mesurés". Les présentateurs télé ont  d'ailleurs déjà commencé une démarche d'auto-évaluation, puisqu'ils informent souvent ainsi : "attention, les images suivantes peuvent heurter la sensibilité des jeunes téléspectateurs". Mais il s'agirait d'aller plus loin, en mesurant l'impact des informations sur le moral des personnes qui y sont soumises. Une démarche d'utilité publique, donc, qui pourrait permettre de faire diminuer la consommation d'antidépresseurs, de produits addictifs tels que l'alcool et le tabac, voire, de manière plus générale, la surconsommation induite par l'état de stress...
  




A titre personnel, je n'aime pas trop les messages un peu hypocrites du style : "fumer tue", ou "évitez de grignoter entre les repas". Mais, s'ils sont une manière d'évacuer les problèmes et de dire en quelque sorte, "je m'en lave les mains", ils peuvent peut-être chez certains provoquer une prise de conscience. De la même manière, avant les flashs infos, on pourrait peut-être passer des messages du style : "l'abus d'informations anxiogènes peut  provoquer des états de stress ou une aggravation d'états dépressifs, chez l'enfant comme chez l'adulte". Cela permettrait peut-être de faire baisser le trou de la Sécu.
 
Par ailleurs, un site qui évaluerait l'anxiété générée par les informations sur une échelle de 1 à 10 permettrait à chacun de regarder des flashs infos ou d'écouter la radio en toute connaissance de cause, en sachant ce qui l'attend et donc, en renforçant plus ou moins ses propres défenses.
 
Et la liberté de la presse, dans tout ça ?
 
Il s'agit effectivement du point le plus délicat. MédiasTox serait un instrument, rappelons-le, de mesure et non de contrôle de la toxicité de l'information, à savoir que l'organisme n'aurait aucun droit de préconisation d'aucune sorte pouvant porter atteinte à la liberté de la presse. La toxicité serait évaluée à posteriori de chaque journal, afin que l'organisme ne puisse s'arroger des droits sur l'information supérieurs à ceux du citoyen.
 
Mais, même ainsi, les médias eux-mêmes, en découvrant la toxicité des informations qu'ils délivrent, pourraient être tentés de s'autocensurer. Là n'est pas le but recherché, il ne s'agit pas non plus de fermer les yeux sur les drames du monde ni de faire l'autruche. Les journalistes devront s'en tenir à ce qu'ils faisaient avant, ni plus ni moins. 
 
Pour ce qui est de la mesure de la toxicité de l'info sur Internet, cela semble beaucoup moins praticable, mais Internet est aussi un média qui peut s'autoréguler, des sites comme Hoaxbuster le prouvent.
 
Après, vous me direz, comment déterminer ce qui est toxique de ce qui ne l'est pas ? De par les informations traitées, bien sûr, mais aussi de par la manière dont on les traite. Des termes comme "alarmant", "anormal", "préoccupant", "inquiétant", "crise", "choquant", sont des termes anxiogènes. Il ne s'agirait pas de les interdire, bien au contraire, mais que l'organisme les repère pour les faire entrer dans le champ de son évaluation. L'organisme pourrait tenir un compte de ces termes, mais uniquement à titre justificatif, pour qu'il puisse expliquer pourquoi il a évalué la toxicité de tel journal à 9 sur 10 par exemple.
 
Je sais déjà que l'on va malgré tout me reprocher de vouloir porter atteinte à la liberté de la presse, à laquelle je suis profondément attaché, je sais que l'on va me dire que les dons pour les réfugiés d'Haïti n'auraient pas été si importants si les journaux n'avaient fait une telle audience, que vouloir afficher des informations susceptibles de dissuader les gens d'avoir recours aux médias, c'est faire acte d'anti-citoyenneté, que les journalistes sont les premiers défenseurs des droits de l'homme et qu'ils le payent souvent de leur vie à l'étranger... Je sais tout cela. Il n'empêche, l'information n'est pas neutre, et son impact dans notre vie quotidienne est bien réel. Il importe de mesurer au mieux cet impact pour pouvoir protéger ne serait-ce que les personnes les plus fragiles.


jeudi 30 octobre 2014

[Archive 13 juin 2013] Les étapes de création d'un ebook - 2ème partie

Deuxième et dernière partie aujourd'hui de l'article consacré à la création d'ebooks, déjà paru sur le site Espaces Comprises.

3e étape : la vérification

Testez votre fichier sur des liseuses, en examinant plus particulièrement les passages en italiques, pour vérifier s'ils ont bien été conservés. Je recommande aussi de tester le chapitrage sur la liseuse (il existe une application Kindle pour PC et Mac et des applications pour lire des epubs sur ordinateur, mais rien ne vaut la liseuse).

Sigil vous permet aussi de vérifier vos epubs, pour être sûrs qu'ils seront acceptés au niveau qualité technique, notamment par Apple. Cela ne préjuge cependant pas du contenu, et ne vous dispense en rien de le vérifier.

4e étape : la distribution

Je distribue en ce moment sur Amazon, Apple, Kobo/la Fnac, Smashwords (uniquement sur leur site, je n'utilise pas les fonctions de distribution externe de Smashwords car la gestion des DRM n'est pas transparente avec eux), YouScribe et Chapitre.com.

La distribution externe, qu'est-ce que c'est ? Ce sont tous les sites comme Smashwords ou Immatériel qui vous proposent de réaliser eux-mêmes vos fichiers ebooks et de les distribuer sur Apple, Amazon, Kobo, Bookeen et les autres. Cela rajoute un intermédiaire, est susceptible de rallonger les délais de paiement et amoindrit votre redevance d'auteur. Vous y perdez aussi en autonomie et en indépendance, raisons pour lesquelles je les évite.

Pour Chapitre, il faut les démarcher directement. Pour Apple, Amazon et Kobo, ils mettent à disposition des sites. Attention, pour Apple, il vous faudra utiliser l'application iTunes Producer à partir d'un Mac ou d'un iMac exclusivement si vous voulez distribuer chez eux (le site iTunes Connect est quant à lui accessible à partir d'un PC, et permet de consulter ses ventes et de modifier le prix des ebooks, ainsi que les pays vers lesquels vous distribuez). Il vous faudra également un numéro de taxe US de type EID. Je sais, c'est contraignant. Ce n'est nécessaire que pour Apple. Il vous faut pour cela vous rendre sur le lien figurant dans l'article et renvoyer le formulaire. Vous pouvez passer par l'ambassade des Etats-Unis pour cela.

Je n'utilise pas Numilog, car il faut payer pour qu'ils vous fassent les conversions. Toutes ces plates-formes permettent en tout cas de distribuer sans DRM – les DRM sont les fameux verrous numériques censés empêcher la copie des livres, mais qui ne font selon moi que nuire à l'expérience des lecteurs, notamment en limitant leurs possibilités de conserver leurs fichiers. Je recommande d'indiquer dans la description des livres sur Amazon que vos fichiers sont sans DRM (si c'est le cas, bien sûr).


À l'intérieur de ces sites, n'oubliez pas de rentrer vos coordonnées bancaires pour être payé. Tous procèdent par virement électronique, mais si l'on est de la vieille école, il est aussi possible de réclamer le paiement par chèque pour Amazon, par exemple (le seuil minimum de ventes est alors plus important).

Toujours à l'intérieur de ces sites (sauf Smashwords et YouScribe, où je recommande la distribution sur le site, sans plus, et ce afin de conserver vos marges), optez pour la distribution mondiale si l'on vous en offre la possibilité, cela vous permettra de gagner du temps. En général, il s'agit juste d'une case à cocher pour que votre ebook soit téléchargeable dans un maximum de pays.

Cet article ne prétend pas être exhaustif. Vous êtes auteur indépendant. À vous de mettre un peu les mains dans le cambouis, de fouiner, d'obtenir sur Internet les différents tutoriels pour en savoir plus sur chaque sujet.

Par expérience, les différents logiciels ou plugins évoqués ici sont simples d'utilisation et ne nécessitent aucune notion de programmation. Si quelqu'un qui ni connaît rien comme moi a pu y arriver, vous devriez vous en sortir.

Pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin sur la création d'epub, n'hésitez pas à suivre ce lien.

Les images ci-dessous peuvent constituer autant d'indications sur les différentes étapes:
 











 

mercredi 29 octobre 2014

[Archive 8 juin 2013] Les étapes de création d'un ebook - 1ère partie

Vous êtes auteur édité de longue date, mais votre éditeur n'a pas inclus les droits numériques dans votre contrat d'édition, ou ne les exploite en aucune manière. Vous êtes jeune auteur et, en analysant le marché, vous vous êtes aperçu(e) que les ventes de liseuses numériques avaient décollé depuis 2011 en France, que l'ebook allait devenir dans le futur le moyen de distribution rêvé puisque ne comportant pas de retours et limitant considérablement le risque financier. Dans un cas comme dans l'autre, il est temps de proposer au public vos textes au format numérique. Voici donc quelques exemples parmi d'autres d'étapes de la création d'ebooks qui permettront aux auteurs d'ouvrages non illustrés de numériser leur(s) roman(s) de manière simple et rapide. [Article déjà paru sur le site Espaces Comprises]

1re étape : ISBN et exclusivité

Si j'ai tenu à lier le sujet du numéro ISBN, numéro d'identification de votre livre, à celui de la distribution exclusive ou non, c'est que le principal acteur du livre numérique, loin devant tous les autres en ce qui concerne la visibilité qu'il procure aux auteurs indépendants, Amazon, ne demande pas d'ISBN et propose une option d'exclusivité, appelée KDP Select.

En d'autres termes, pour ceux qui auraient à l'esprit de profiter des fonctionnalités de KDP Select, à savoir la gratuité de leur ouvrage pour une période promotionnelle de cinq jours maximum et la mise à disposition (contre paiement à chaque téléchargement) dans la bibliothèque de prêt du Kindle, en échange de l'exclusivité pour trois mois de leurs ouvrages sur Amazon, il y a matière à questionner l'utilité d'un numéro ISBN.

Que cela soit clair, je déconseille fortement l'exclusivité. Certes, les concurrents d'Amazon commencent seulement à comprendre que tous les auteurs indépendants réunis pèsent à peu près 25% des ventes d'ebooks, soit autant que les deux plus gros éditeurs aux États-Unis.

Certes, le modèle économique des concurrents d'Amazon semble lié au modèle des gros éditeurs, et les Kobo, Apple et consorts ne commencent à miser que très prudemment sur les auteurs indépendants, avec beaucoup de retard.

Mais le poids économique des auteurs indépendants va finir par faire pencher la balance. C'est irrémédiable. Aux États-Unis, l'essor de l'ebook est allé de pair avec la progression des ventes d'ebooks des auteurs indépendants, et le basculement des auteurs de milieu de liste vers l'autoédition.

Ainsi, dans le milieu de la SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique), on estime que le seuil des 50% d'ebooks vendus par rapport aux livres papier a été dépassé outre-Atlantique.

Il est donc fort probable que la SFFF soit, avec la romance, les livres érotiques et le polar, le premier domaine à basculer du côté indépendant de la Force en France. Et dans ce cas, les concurrents d'Amazon suivront, contraints et forcés.

Donc, privilégiez le plus grand nombre de distributeurs possible, pour ne pas favoriser l'un d'eux, préserver votre future indépendance et ne pas nuire aux lecteurs qui ne possèderaient pas un Kindle. Faites en sorte de ne pas tarir les petits ruisseaux si vous voulez un jour avoir une grande rivière. En d'autres termes, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

Vous pouvez récupérer le Formulaire d'autoédition pour le particulier demandeur d'un ISBN auprès de l'AFNIL : http://wwww.afnil.org, les numéros vous seront ensuite envoyés. Libre à vous de les utiliser pour les ouvrages numériques ou papier de votre choix. Les ISBN permettent en théorie un meilleur repérage de vos ebooks sur Internet, donc mieux vaut ne pas les négliger pour les distributeurs concurrents d'Amazon.

2e étape : la conversion

Le moyen le plus simple revient à utiliser le site Feedbooks, à y copier/coller vos documents, à les publier gratuitement, juste le temps de récupérer les fichiers epub et Kindle, puis à les retirer du site.

C'est cependant une solution qui reste amateur, valable si vous souhaitez juste offrir un extrait de vos textes en format numérique sur votre site, mais pas si vous souhaitez vendre – les fichiers créés par ce biais comporteront la mention Feedbooks.

Je recommande de créer des fichiers sans DRM (digital rights management, verrous numériques). Les DRM empêchent en effet la conversion et la sauvegarde des fichiers ebook par les lecteurs, ce qui est préjudiciable pour ces derniers, et sont aisément contournés par les pirates de tous bords.

Amazon est le seul distributeur à permettre la conversion directement à partir de fichiers Word (.doc). Personnellement, je préfère utiliser le logiciel Mobipocket creator. Il existe un tutoriel en anglais que je recommande. Si j'utilise Mobipocket, c'est qu'il me permet de compresser au maximum mes fichiers Kindle, ce qui diminue mes "frais de livraison" à chaque vente d'ebook sur Amazon et améliore ma marge.

Vous n'êtes pas obligé(e) d'utiliser la table des matières de Mobipocket. En utilisant les feuilles de style de Word, il y a moyen de créer un sommaire comportant des hyperliens pour chaque titre de chapitre. Il n'est pas indispensable de le faire, mais cela facilite la navigation à l'intérieur du livre et c'est plus professionnel. 

[EDIT 29/10/2014] Je ne me sers désormais plus du tout de Mobipocket Creator, me contentant dans l'ordre de convertir mes fichiers Libre Office en epub via Writer 2epub, puis de vérifier et de sauvegarder systématiquement l'epub sous Sigil, et enfin de convertir l'epub en .mobi via Calibre (ce qui rajoute une table des matières à la fin). Les conseils ci-dessous demeurent cependant valables.

Il importe de remplir les champs de métadonnées quel que soit le distributeur. Les métadonnées correspondent à la signature numérique de votre fichier. Par exemple, pour un fichier de type Word, vous accédez aux propriétés pour savoir qui est le créateur du document. Les métadonnées sont un peu plus étendues : elles comprennent non seulement le nom de l'auteur, mais celui de l'éditeur s'il y a lieu, l'ISBN, la description du livre (quatrième de couverture), et parfois même la couverture, que vous pouvez y intégrer directement.

En théorie, on peut se passer des métadonnées internes au fichier epub, car tous ces renseignements, il vous faut les communiquer de nouveau dans les champs appropriés sur les sites ou fichiers excel des distributeurs concernés. Il n'est en général pas nécessaire d'intégrer la couverture de l'ebook dans les métadonnées. Attention, pour Apple, non seulement ce n'est pas nécessaire mais il ne faut pas le faire, sous peine de voir votre fichier epub refusé (oui, Apple utilise l'epub, un format commun aux PC et Mac, tout comme les fichiers .RTF).

Votre fichier de départ doit être "propre", c'est à dire que les polices de caractère prises en compte par les ebooks sont basiques, pas au-delà de la taille 14, les lettrines ne sont pas prises en compte, et les césures ne sont pas définies par vous, mais par le matériel utilisé (liseuse). Ainsi, la Kindle Paperwhite ne pratique pas la césure, là où les dernières Bookeen et Kobo proposent l'option. Dans le corps du texte de votre traitement de texte, veillez à ce que le style reste partout sur "standard", et ce afin d'éviter les surprises.

J'ai tendance à inclure une présentation de l'ouvrage (de type quatrième de couverture) au début de l'ebook (je parle ici du corps du livre), afin que le lecteur sache de quoi il s'agit s'il ne l'a plus lu depuis longtemps. Je le fais, même si j'ai déjà rentré la présentation dans le champ de métadonnées de l'ebook.

À des fins promotionnelles, je rentre aussi la description de mes autres ouvrages en fin de fichier, avec des liens hypertextes vers mon site et mon blog. Il est aussi possible de procéder à des échanges de présentation avec d'autres auteurs, afin d'essayer de «  partager le lectorat  ».

Pour les fichiers EPUB, auparavant, j'utilisais le logiciel Calibre couplé au logiciel Sigil. Calibre permet d'assurer une conversion de manière simple (personnellement, dans l'onglet présentation, je supprime l'interligne automatique entre paragraphes, pour resserrer le texte). Il est possible si l'on maîtrise le css de faire un epub de A à Z avec le logiciel Sigil (merci à Roshieru Chan pour l'info). Personnellement, je ne l'utilise qu'à partir de fichiers epub déjà constitués (il n'y a pas besoin de connaître le css dans ce cas de figure). Sigil permet, avec l'onglet "Insert", puis "SGF Chapter marker", d'insérer très facilement des chapitres, puis de générer une table des matières sans avoir à le faire sous Calibre (moins fiable, selon mon expérience).

En ce moment, je bâtis mes fichiers epub directement à partir du traitement de texte que j'utilise, à savoir LibreOffice. Je continue à utiliser Sigil, mais juste pour la vérification finale de l'epub, même plus pour le chapitrage.

Pour cela, je suis allé récupérer le plugin Writer to ePub sur Internet. Puis dans l'onglet "Outils" de Libre Office, en sélectionnant "Gestionnaire d'extensions", je l'ai ajouté.

Il me suffit ensuite de créer tous mes titres de chapitres (juste les titres de chapitre, pas les chapitres entiers) à l'aide des feuilles de style en titre 1 (en limitant la police de caractère à la taille 14, les tailles supérieures n'étant de toute façon pas gérées par les ebooks) pour obtenir un chapitrage automatiquement. Je rentre les métadonnées, je laisse les préférences par défaut, je lance la conversion et c'est magique, tout se fait tout seul (l'epub est créé dans le même répertoire que celui du document converti). C'est une solution ultrasimple une fois que le plugin est installé, plus encore que de définir des hyperliens sous Word.

(Etapes 3 et 4 à venir dans le prochain article.)

mardi 28 octobre 2014

[Archive 25 janvier 2013] Le meilleur reader pour les mal-voyants

Suite à mon article à propos du Kindle Paperwhite et du Kobo Glo, les visites sur ce blog ont doublé. Il faut dire que la période s'y prêtait. Je n'étais pas particulièrement enclin à parler du Bookeen Frontlight, puisque Irène Delse l'a très bien fait avant moi sur son blog. Néanmoins, il m'arrive de rencontrer des personnes en dédicace dont la vue baisse, et l'un de mes meilleurs amis est mal-voyant. Je tenais donc à préciser ici que oui, la Bookeen Frontlight est très certainement la liseuse d'ebooks la mieux adaptée à un public mal-voyant.
 
La Bookeen Frontlight propose une option "Nightmode", dont vous pouvez observer la démonstration sur la vidéo ci-dessous, et qui me semble la plus adaptée à un public privilégiant la lecture de caractères blancs sur fond noir. Ajouté à cela un éclairage réglable, et des possibilités très nombreuses de zoom ou grossissement de caractères (et choix de caractères) c'est très appréciable je pense.
 
Ce mode Nightmode serait d'après les testeurs de Goodereader spécifique à la Frontlight. Je peux confirmer qu'il ne figure pas sur la Kindle Paperwhite.
 
Concernant les autres possibilités, la Frontlight est sans doute la plus versatile des liseuses, c'est à dire qu'elle dispose de nombreuses options accessibles grâce à son bouton central, et peut donc faire beaucoup de choses.
 
A titre personnel, je garde une préférence pour ma Kindle Paperwhite. J'ai pu en tester l'autonomie qui est sans doute davantage d'un mois que de huit semaines comme annoncé par Amazon (en tout cas en laissant en mode veille entre les périodes de lecture), mais ce n'est pas le principal. L'ergonomie, la facilité d'utilisation au quotidien est pour moi, avec les fonctions d'éclairage, l'un de ses atouts premier.
 
Elle surpasse en cela la Frontlight (voir aussi sur la vidéo les problèmes pour taper des mots dans le moteur de recherche de la Frontlight, problèmes qui ne se posent pas avec les Kindle), pour laquelle le choix de maintenir des boutons physiques, quoiqu'apprécié des testeurs de Goodereader, me semble contestable, ou à tout le moins superflu. Mais bon, c'est peut-être aussi une question de goût.

 

jeudi 23 octobre 2014

[Archive 17/11/2012] Kobo Glo ou Kindle Paperwhite?

Si vous êtes pressé(e) d'offrir ou de vous faire offrir une liseuse électronique pour Noël, la Kindle Paperwhite à 129 € étant en rupture de stock jusqu'au 4 février 2013, vous vous tournerez plutôt vers une Kobo Glo (ou une Bookeen, ou une Sony). Mais quel est le meilleur produit ? 
 
Je n'ai pas trouvé sur le net de comparatif vidéo de toutes les liseuses, et le duel le plus spectaculaire opposant en France Amazon à la Fnac/Kobo, j'ai donc choisi d'intégrer ici l'excellente vidéo du site Good e-Reader.
 
Verdict ? Eh bien, la Kobo Glo est plus lumineuse, mais la lumière est plus bleue. La Kobo est aussi plus versatile, avec notamment un format plus universel, l'e-pub, et la possibilité de mettre une carte mémoire de 32 Go (tout comme pour les Bookeen), alors que cette possibilité n'existe pas pour la Kindle.
 
Malgré tout, on peut déjà mettre un millier de livres dans sa Kindle de base. Le contraste m'a paru meilleur, la lumière plus blanche, et l'ergonomie par rapport à la Kobo nettement plus intuitive avec la Kindle.
 
Certains préféreront les polices de caractères de la Kobo, et il faudra voir ce que vont nous développer les gens de la firme de Toronto en matière d'interactivité/ lecture sociale. Grâce aux mises à jour successives, Kobo a su améliorer son offre peu à peu. L'écosystème d'Amazon est quant à lui excellent.
 
La très bonne nouvelle, c'est qu'on a là deux excellents produits ! Moi qui possède une Bookeen Opus (on me l'a offerte il y a deux ans), j'ai pu constater au vu du test qu'il y a un gouffre technologique entre ma liseuse (mais la nouvelle Bookeen lumineuse est très certainement compétitive) et les liseuses tactiles de dernière génération.

 

mardi 21 octobre 2014

[Archive 3 avril 2013] Droits numériques: votre bien le plus précieux

Avec l'émergence (lente, mais indiscutable en France) de l'ebook, on assiste à la naissance de nouvelles maisons d'édition spécialisées dans le numérique. Un gros éditeur comme Bragelonne va même jusqu'à créer des contrats qui n'incluent que la distribution numérique, à l'exclusion de toute autre. Ces contrats peuvent être limités dans le temps, ils n'en sont pas moins à examiner avec la plus grande méfiance par les auteurs. Cinq ou dix ans dans l'univers du numérique, c'est une éternité d'opportunités que vous pouvez laisser échapper...
 
Prestige et validation. Telles sont les deux mamelles que l'auteur en herbe aspire à têter, tant et si bien qu'il serait prêt à tous les sacrifices pour cela. Le prestige d'un nom d'éditeur reconnu, par exemple dans le milieu de la SFFF avec Bragelonne, peut faire tourner bien des têtes.
 
Imaginez-vous en tant qu'auteur signer un contrat de distribution exclusivement numérique. L'un de vos contacts sur un réseau social apprend que vous êtes édité et enfin reconnu. Votre livre est sorti. Il n'a pas bien vu le côté exclusif de la distribution et se précipite en librairie.
 
Que va-t-il penser, en s'apercevant que votre ouvrage ne figure pas dans les rayons aux côtés des autres auteurs Bragelonne ? Quand il va savoir que vous êtes publié uniquement en numérique ? "L'éditeur ne veut prendre aucun risque avec cet auteur." Ou bien : "c'est un auteur de deuxième catégorie". Voilà ce qui risque fort de lui traverser l'esprit.
 
Croyez-moi, même au début de votre carrière, vous ne voulez pas être l'auteur de deuxième catégorie. A moins, bien sûr, de vouloir un aller simple pour le pays de l'Anonymat et de l'Oubli.
 
Vous me direz, en tant qu'autoédité, mes livres ne sont pas distribués non plus physiquement en librairie.
 
Certes, mais je touche aussi 70% sur mes ventes d'ebook. Et je vends aussi mes livres en version papier, quoique uniquement en dédicace ou par correspondance.
 
L'auteur Joe Konrath nous signale dans la partie "commentaires" de son blog que certains contrats proposés par les éditeurs mentionnent 25% de droits sur les bénéfices de l'éditeur. Une manière très retorse de masquer le fait que l'auteur ne touchera en fait que 15% du prix de l'ebook, au final. Ce type de modèle de contrat peut se retrouver en France. Cela paraît fou, mais ce n'est pas de la parano que de le redouter.
 
Par ailleurs, ce que l'on pourrait appeler les stigmates de l'autoédition sont, grâce à des auteurs comme Joe Konrath, Hugh Howey ou Marie Force aux Etats-Unis, David Forrest ou Jacques Vandroux en France, en train de disparaître plus vite qu'on ne l'aurait cru possible. Vous préférez toucher 70% en publiant directement par KDP Publishing, Kobo Writing Life et les autres ou bien 15 % ?
 
Pourquoi une auteur comme Marie Force arriverait-elle à faire des bénéfices à sept chiffres (donc, dépassant le million de dollars) avec ses ebooks autoédités si les lecteurs se préoccupaient de la manière dont sont édités les livres ? Cette hantise est une hantise d'auteur.
 
"Oui, mais la validation ?" me demanderez-vous.
Sans vouloir faire de la psychologie à deux sous, ce besoin de validation remonte à notre petite enfance - d'où la métaphore mammaire du début. Il est utilisé par les parents pour éduquer leurs enfants. Puis, par les enseignants pour sanctionner ou récompenser leurs élèves. Et enfin, par les grands éditeurs pour faire de l'argent. 
 
Tous les gens qui savent relire un roman et le corriger de manière satisfaisante ne travaillent pas en maison d'édition, croyez-moi.
 
Je vais maintenant vous révéler le secret des auteurs qui commencent à avoir de la bouteille. Les seules véritables personnes habilitées à vous valider, ce sont les lecteurs. Les lecteurs, parmi lesquels peuvent se trouver d'autres auteurs talentueux. Pas les éditeurs. A bon entendeur...

lundi 20 octobre 2014

[Archive 28 février 2010] C'était un cordonnier

Un bon livre, c'est comme une bonne vieille chaussure : on se sent à l'aise à l'intérieur, confortable.

C'était un cordonnier, sans rien de particulier

Dans un village dont le nom m'a échappé

Qui faisait des souliers si jolis, si légers

Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter

Il y mettait du temps, du talent et du cœur

Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures

Et loin des beaux discours, des grandes théories

A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui

Il changeait la vie

C'était un professeur, un simple professeur

Qui pensait que savoir était un grand trésor

Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortir

Que l'école et le droit qu'a chacun de s'instruire

Il y mettait du temps, du talent et du cœur

Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures

Et loin des beaux discours, des grandes théories

A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui


Il changeait la vie

C'était un petit bonhomme, rien qu'un tout petit bonhomme

Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme

Se croyait inutile, banni des autres hommes

Il pleurait sur son saxophone


Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur

Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur

Et loin des beaux discours, des grandes théories

Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris


Il changeait la vie

(Paroles de la chanson Il changeait la vie, Jean-Jacques Goldman)

vendredi 17 octobre 2014

Freedom, by Luna Ballantyne, released tomorrow!

Luna Ballantyne is an English author who helped me when I was writing Ardalia: The Breath of Aoles. On October, 18, she releases Freedom, first book of The Sensual Liaisons Series. Yes, it's erotic romance, and I seldom promote other books than mine on my blog, but you should give it a shot, she deserves it! Her Facebook Page is here. As the singer Sting once said: "Free, free, set them free!" Let's free the women!
 



Description:She couldn’t help wonder more than a little wistfully what Pete was doing right now? Whether he was missing her or whether he too was planning on celebrating his first official night of freedom by having sex with a random stranger.”

Newly divorced and after spending years trapped in a soul-less marriage, Zara Cockburn is ready for anything and intends to make full use of the naughty little kit of sex toys, lubricants and condoms that her friends have put together for her. This is HER night, HER freedom night, a once in a lifetime kind of night.

A night of fulfilled prophecies
A night of sexual deviance with a handsome and hypnotic stranger
A night that will end in a “special request” that she will find herself yielding to


It is also a night in which she will unwittingly become embroiled in the twisted mindgames of a time-travelling highwayman and a young woman executed for witchcraft in 17th Century England.

Who is the Highwayman and what does he need from her? Will Zara seal her fate or gain her coveted Freedom?

One thing’s for certain; her life will never be the same again.

Freedom is the first in a series of erotic romances chronicling the journey of the highwayman as he makes his way back to the young woman who holds the key to his heart.

*Warning : the following excerpts are intended for mature audience only:*

Freedom is a man’s natural power of doing what he pleases

Women love me; they have even been known to kill each other on the off-chance that I might lavish my undivided attention on them for just one night. Why wouldn’t they? Aside from being sinfully good looking, I am also incredibly well-endowed. Whoever said ‘size doesn’t matter’ clearly hadn’t met or experienced me. No-one loves a braggart, but everyone loves a man that is not afraid to get his weapon out…and use it! Even those that despise me would readily admit that when it comes to sex and seduction, I excel at my craft. Cursed by the one woman that I lowered my shield to, I, Bastard of Bilbao am somewhat ashamed to admit that I have been a gigolo for the past 400 years. It’s a hard job, but someone has got to do it, and while it wouldn’t have been my profession of
choice, like everything that I do, I enter each and every liaison that I embark upon with an energy that has been known to leave some of my lovers breathless. Bringing my own special brand of pleasure, and yes, pain to the women who fall onto my cock, in the same way that my enemies find themselves falling onto my rapier. My real mission…? Well, that’s my business. Ever the sword for hire, I attack my destiny with gusto; bringing freedom and liberation to the women I seduce (not to mention a sexual encounter that they never forget).


My story does not begin and end here though, like countless men before me, I too, have fallen into the trap of a woman more cunning, more devious than myself. I paid a heavy price for my foolishness; for allowing my heart to rule my loins, indeed my heart could not have made a more damning choice if it had tried. For like my poor mother and sister before her, Elizabetha died centuries’ ago, executed on the orders of a dastardly witchpricker. Blinded by my lustful love for her, I had no reason to believe that she had been plotting my downfall for years; cursing me from the gallows on which she hung.

You may be wondering what I did to elicit such an emotion of hate. Well, I am no Saint, and I did many things! The truth be told, whilst Elizabetha was in no position to argue about my dalliances, the fact that I bedded her mother seems to have sealed my fate. The small detail that I slept with Grace before I even knew of Elizabetha’s existence is of no consequence to the bloody-minded woman. It was not as though I even particularly desired the mother. Grace was just a convenient opportunity that presented itself, and somehow it didn’t seem fair to deny her my cock when she yearned for it so desperately.

It turns out that while I was pleasuring her, we were not alone. Watching in horror and revulsion was my lover’s 16 year old daughter, Elizabetha. Vowing there and then ‘to take her revenge by either killing the bastard that had made a cuckold out of her father or claiming him as her own’, she was already formulating a plan. So, take me she did, and I for my sins, ended up loving her body and soul.

What can I say about my latest conquest? Well, Zara was looking for some fun following her recent divorce. A dominatrix in the making, I was almost sorry when our time together came to an end. For now though, here I am, taking two steps forward and one step back. Wrapped up in Elizabetha’s bubble and playing her sick mind games.

Will I ever break free of her spell?
Will I be able to re-claim my destiny – and be reunited with the one person that I truly love? Did Zara yield to my “special request?” The request, that one way or another Elizabetha has ensured that I must ask of all the women that I bed. Have I done enough to free myself of this archaic curse?
Can I set my past aside and move forward into the future?


*****

'The kit, being a spacious, but discreet, black toiletry bag containing a realistic looking seven inch dildo, cat 'o' nine tails, leather cuffs, nipple clamps, clit clip, quilted blindfold, red crotch-less knickers, lube, and an assortment of condoms. Even though Zara had helped prepare these kits on numerous occasions in the past for friends who were divorcing, she couldn't help blushing at the thought of what she was expected to do with the items that her friends had so lovingly provided!'

*****

'It is enough for now to just understand that you will go voluntarily with him when the moment is right. That while some of his requests may seem a little bizarre, he won't take anything from you unless it is freely given, and he will always give something of equal value in return. With Margaret, it was a child she desperately craved and which her husband was unable to give her. With Olivia, it was the sense of balance that she felt in finally being able to straighten the bed sheets after her husband's own foolish and much talked about discretion....

"What about me?" Zara asked intrigued’

Praise for Freedom:

‘Time travel, what can I say. I love it in all its forms. I do, however, have to say that I had never read one quite like this. Luna not only understands female sexuality, but has managed to get into the brains and loins of the male psyche as well, in a totally believable and realistic manner.
Freedom is not only a wonderful time travel story set in Newcastle, England, today and 1636, but has witches and erotica. Sex is integral to the story as The Highwayman is cursed with being a gigolo, a role that isn’t always a curse to him, as when he meets Zara who is celebrating her divorce with the hopes of a wild, steamy freedom night. The story left me satisfied, yet wanting more. I want to know what fate awaits Max and wished to learn more about his cursor, Elizabetha. I needed more of her and hope that when “Compromised – The Sensual Liaisons Series Book 2” comes out in 2015, I get it.’

Denis Higgins

‘Got time on your hands? So has the highwayman. Spend a sizzling sex session with the suave and dangerous Max aka the Bastard of Bilbao. As Zara sets out on her 'Freedom' night - to celebrate her divorce from staid ex-husband Pete - she finds herself tangled up in the web of the mysterious Max. Pulled from the flames of a burning pub, Max whisks Zara away on a raunchy week-long sexual odyssey of self-discovery. Zara soon finds that there is more to Max than meets the eye. Raunchy sex, time-travel and a twisted love that stretches back into the dark days of the Newcastle witch trials - Zara's life will never be the same again as she looks beneath the mask of the time-travelling highwayman. The first in a series of erotic fiction, Freedom introduces the character of Giraldo de
Logrono otherwise known as the Bastard of Bilbao the swashbuckling adventurer, sexual
mercenary and time-travelling highwayman.’

Lenora, Haunted Palace Blog

‘Girls, forget Christian Grey – there is a new fantasy man in town!
Set in the Newcastle of today and the 17th Century, Freedom is a book about the liberation of a newly divorced woman and her liberator, Max the highwayman. Hell bent on a onenight stand with a handsome stranger, the leading lady is no shrinking violet and she has a very naughty ‘kit’ to prove it! She definitely finds what she is looking for and embarks on a no-holds barred sexual journey of discovery… and so do we, the reader! More than this though, it is a story of forbidden lust that is acted upon with dire consequences… for whom? You will just have to read the book to find out! All in all, a racy little page turner that left me wanting more and eager to read the next
instalment.’

Donna Williams

About Luna Ballantyne

Luna Ballantyne is 39 years old and very happily single. She lives in a fabulous apartment overlooking the river in the heart of Newcastle upon Tyne, and has three loves in life; men, sex and her wonderful friends. She is living proof that women really can ‘have it all’ – they just need to redefine what ‘all’ means.
Taking inspiration from her real life experiences, Luna has recently released Freedom, The Sensual Liaisons Series Book One. The first in a series of erotic romances and is busy working on the second one which will be released in 2015. Luna has always maintained that her leading man is a work of fiction although many have claimed he is based on them!
As well as being a novelist, she also owns an extremely successful chain of lingerie stores and is soon to star in her own no-holds-barred T.V. Reality show.
She is the pen name of Author Ingrid Hall

To find out more about Ingrid Hall and her pen name Luna Ballantyne, visit:


jeudi 16 octobre 2014

What to think about Kindle Scout/ Que penser de Kindle Scout ?

Amazon just launched a new publishing service, Kindle Scout, for English-language ebooks (50,000 words or more) in the Romance, Mystery & Thriller and Science Fiction & Fantasy genres. Kindle Scout allows your ebook to be considered for publication in Kindle Press for a period of 45 days or less. My thoughts about the Kindle Press & Submission Agreement.

First, we have to note that Kindle Scout is an opportunity for Amazon to test your book among readers during 45 days. This kind of testing is beneficial to both parties, because it should get the indies' books before the eyes of many readers, and that's what all indies authors strive for. But it's above all beneficial to Amazon, because, as we'll see, the terms of the Kindle Press Agreement are more interesting for Amazon than the 30% Amazon gets for ebooks priced between $2.99 and $9.99 via Kindle Direct Publishing (KDP).

The Kindle Press agreement states that the Publishing Terms will automatically renew every five years, so it's worth noticing that this is not really a renewable contract rather than a life contract for the ebook version (the paper is not concerned), provided the book sells well. 

How well? You have two very important types of reversion provisions: 

- after two years of publication by Kindle Press, if 12 consecutive months have resulted in total royalties payable to you of less than $500 US Dollars
- after five years of publication by Kindle Press, if you do not earn at least $25,000 in royalties during any of those five-year terms, you can request your rights back within six months after the end of the five-year term in which you did not earn $25,000.

That means, in my opinion, that if your book earns $25,000 in royalties or more in five year (that's $5000 in royalties a year, which is more than $10,000 in sales by year, or more than $50,000 overall), the contract will be continued indefinitely. 

However, if it's the first book in a series, you don't seem to be forced to publish the others with Kindle Press.

If your ebook has been validated, Kindle Press gives you a $1,500 advance and 50% of net revenue for ebooks. One of the biggest question I have is: what is "net revenue" exactly? The official response from Amazon: "“Net Revenue” means, for each format or edition of your Work, the gross amounts we actually receive from the sale of copies of that format or edition, less customer returns, digital transmission costs and bad debt, and excluding taxes.

So, I see it as 50% of 100% of the wholesale price, less customer returns, digital transmission costs and bad debt, and taxes. Still better than the 50% of net from the publishers, I think which amount only for 17,5% in reality. I hope not to be mistaken here, and we'll have to hear authors published by Kindle Press to know exactly. 

The reporting: you are being provided monthly royalty statements. Kindle Press will pay royalties within 60 days following the end of each month. "Payments due in connection with sales by unaffiliated third party sublicensees will be made within 60 days."

It's worth noting that this is not a daily report as with KDP. 

My final thoughts: 

- you lose the ability to set the price for the ebook, to do promos, to have control over your ebook
- it's your cover (you paid for it) and your editing (you paid for it), but the advance is only $1,500 (very weak)
- your royalties are weaker than with KDP for ebooks priced between $2.99 and $9.99
- you are given access to a new platform which could be very valuable
- you are given back audio and language rights in two years if they haven't been exploited
- the real royalty you'll get remains to be seen exactly, but is better than traditional publishing
- you lose your access to other platforms than Amazon

In conclusion, would I use Kindle Press? Perhaps, because it could still be a means to get my work in front of more readers, if this new platform, Kindle Scout, really allows us to reach more readers. That's a big "if". So I would say it could be worth it for a first book of a series, but not necessarily the others. 

Que penser de Kindle Scout? 

Les genres concernés sont la Romance, les polars et thrillers et la Science-Fiction et la Fantasy. Il s'agit de livres d'au moins 50,000 mots qui seront publiés uniquement au format ebook (vous gardez les droits sur le papier).

Kindle Scout permet à Amazon de faire en sorte que le public puisse "préempter" des livres qui seraient susceptibles de rapporter de l'argent. C'est bénéficiaire pour les deux parties, l'auteur indépendant qui cherche un lectorat, mais avant tout Amazon, puisque les conditions sont plus favorables à Amazon que les ebooks vendus entre 2,99$ et 9,99$ sur KDP (Kindle Direct Publishing). En effet, si l'ebook est validé au terme des 45 jours, Amazon (Kindle Press) va recevoir 50% sur la vente d'ebooks, et non plus 30%.

C'est vous qui fournissez la couverture et faites en sorte que le livre soit correctement corrigé, Amazon se réservant le droit de menues corrections ultérieures. 

Attention, il ne s'agit pas d'un contrat renouvelable tous les cinq ans. Selon les termes du contrat, le contrat est automatiquement renouvelé, et donc "à vie", à partir du moment où votre ebook vous rapporte 25,000$ ou plus de royalties tous les cinq ans (c'est à dire que le livre rapporte au moins en tout 50,000$ en cinq ans). Vous ne récupérerez vos droits que si vous en faites la demande expresse dans la période de six mois après les cinq premières années d'exploitation, et si l'ebook a rapporté moins de 25,000$. 

Il y a tout de même une autre clause de reversion au bout de deux ans, si le livre n'a pas rapporté au bout de 12 mois d'exploitation consécutive plus de 500$.

Il existe aussi des clauses de reversion pour les version audio et en langue étrangère, au bout de deux ans si ces droits ne sont pas exploités. 

Ces clauses de reversion sont plus favorables que ce que proposent les contrats d'édition traditionnels.

Les royalties sont de 50% des revenus net de l'ebook. Ces revenus sont apparemment calculés sur le prix de gros, moins les ebooks que les lecteurs se sont fait rembourser, les coûts de transmission de l'ebook (attention à ne pas mettre une couverture ou des images trop volumineuses), les "dettes éventuelles", et les taxes. Ce n'est donc pas réellement 50% du prix de gros, mais moins que cela. Combien de moins? Cela reste à déterminer exactement, mais c'est tout de même nettement plus favorable que les 50% du net proposés par des éditeurs, qui ne reviennent en réalité qu'à 17,5% du prix total de l'ebook pour l'auteur, pour les ebooks vendus sur Amazon. 

Le reporting: on n'est prévenu sur les chiffres de ventes que de manière mensuelle et non quotidienne. En revanche, le rythme de versements des royalties, deux mois après le mois où vous avez obtenu les ventes, est similaire à celui de KDP, c'est à dire infiniment supérieur à ce qui se fait dans l'édition traditionnelle.

Mes réflexions: 

- on perd la possibilité de fixer le prix de l'ebook sélectionné par Kindle Press, on perd notre contrôle sur les promos et sur l'ebook en général
- c'est notre couverture (pour laquelle on a pu payer), nos corrections (pas toujours gratuites non plus) et l'avance n'est que de 1500$, ce qui est très faible
- les royalties sont plus faibles que sur KDP avec un livre fixé entre 2,99$ et 9,99$
- cette nouvelle plate-forme de publication pourrait être très valable, au point de compenser le reste
- les clauses de reversion sont favorables
- rien n'empêche de ne fournir que le premier livre d'une série (pas d'obligation de publication ultérieure)
- on perd l'accès à toutes les plates-formes concurrentes d'Amazon, ce qui reste un sacrifice, en particulier pour le premier livre d'une série

En conclusion je dirais que je pourrais être amené à utiliser ce service, si la plate-forme Kindle Scout est intéressante, et permet une réelle visibilité. Cela peut être à tenter, par exemple pour le premier livre d'une série où chaque volume peut être lu indépendamment des autres (sans cliffhanger entre les livres), ce qui permettrait la publication des autres tomes sur d'autres plates-formes, si on décide de n'avoir que le premier livre de la série sur Kindle Scout/ Kindle Press.

Je dirais donc que je me réjouis de ce nouveau service, mais je m'en réjouis avant tout parce qu'il s'agit d'un nouvel aiguillon pour la concurrence, et que les autres plates-formes auront intérêt à proposer des services équivalents si elles ne veulent pas avoir à en souffrir. J'ai pendant longtemps prêché le fait qu'il fallait absolument maintenir les concurrents d'Amazon en vie, et c'est toujours le cas. Mais il y a un moment où eux aussi doivent faire ce qu'il faut pour s'aligner sur la concurrence, en offrant une plus grande visibilité aux auteurs indépendants.

mercredi 15 octobre 2014

[Archive 24 juin 2009] Dans la peau d'un éditeur

Auteur est un métier difficile, je ne vous apprend rien. Il faut déjà se mettre dans la peau du lecteur, savoir ce qui va l'intéresser, l'intriguer, le faire frissonner ou lui nouer les tripes. Lui faire tourner la page, au sens propre et non au sens figuré. Mais en ce qui me concerne en tout cas, cela ne suffit pas. Peut-être est-ce dû à ma nature angoissée, ou bien aux nombreux refus qu'ont essuyé mes manuscrits. Toujours est-il que j'ai tendance à me demander : quel intérêt va avoir un éditeur à publier mon manuscrit ? Pour répondre à cette question, il faut franchir un nouveau cap, et tenter de se glisser dans la peau de l'éditeur. Si par chance la question est résolue et l'étape franchie,  eh bien il faut y rester un peu, dans la peau de l'éditeur. Car à moins d'avoir affaire à un très gros, c'est un métier fragile, risqué et si vous êtes auteur, l'éditeur aura besoin de l'aide que vous pourrez lui apporter. Certaines questions peuvent sembler ne regarder que lui, il n'empêche que s'il échoue dans ses tentatives, chacun des auteurs qu'il publie sera impacté. L'auteur doit donc être solidaire du travail de l'éditeur comme l'éditeur est solidaire et défend le travail de l'auteur. La question qui m'occupe en ce moment est celle de la distribution. Faut-il faire appel à un distributeur en plus du diffuseur, quand on est éditeur ? Tentative de réponse, avec le concours amical des sites Wikipédia, 01 men, Actua Litté et celui du Syndicat national de l'édition.

Je peux me tromper puisque je ne suis qu'auteur, mais à mon avis lorsqu'on est éditeur et que l'on diffuse ses ouvrages en librairie, l'une des hantises, ce sont les retours d'invendus. Les invendus, ces livres qui ne sont pas vendus en librairie, soit parce que le libraire n'a pas même ouvert la caisse de livres (cela arrive, hélas comme vous le constaterez en lisant cet article du 12 janvier 2007 de 01 men), soit parce que l'ouvrage n'a pas bénéficié d'un buzz favorable ou tout simplement n'a pas plu. Le retour des invendus est à la charge des éditeurs, et représente un coût non négligeable (sans parler bien sûr de l'empreinte carbone). A tel point que l'éditeur américain Harperstudio a décidé en décembre 2008 d'éliminer cette pratique, comme on peut le voir dans cet article d'Actua Litté. Une annonce qui fait suite à celle d'Harper Collins en avril 2008 non seulement de supprimer les retours d'invendus, mais aussi dans la foulée les à-valoir des auteurs, c'est à dire des avances aux auteurs. Pour ce dernier point, c'est un autre débat que je laisse de côté aujourd'hui.

Restons sur la distribution. Comment s'organisent en France ces fameux retours ? Et pourquoi prendre un distributeur, quand on est éditeur ? Je copie-colle ici l'article de Wikipédia, qui est assez éclairant:

"En librairie, les « retours » sont les livres reçus à l'office par une librairie, invendus pendant une certaine période, qui sont renvoyés au fournisseur.
La politique dite des « retours » est un mode de distribution qui s'applique en France aux livres (soumis à une TVA de 5,5%). Le système est simple : le libraire reçoit les livres que lui propose le distributeur (cela ne s'applique pas aux livres commandés expressément par le libraire) et les paie. On appelle ces livres distribués sans commande l'Office. Il a ensuite un an pour renvoyer les invendus (non-défraîchis ou abimés) qui lui sont remboursés, généralement sous forme d'un avoir. C'est l'éditeur qui paie le retour (puis le pilonnage, le stockage ou le ré-acheminement) de ses propres ouvrages. Cette méthode permet aux éditeurs d'obtenir une grande visibilité mais ne va pas sans risques, puisqu'un livre fortement distribué mais ne se vendant pas coûte extrêmement cher à son éditeur et peut causer de graves problèmes de trésorerie. Certains micro-éditeurs (éditeurs associatifs dans des domaines spécialisés par exemple) refusent les retours et ne sont donc distribués que chez les libraires qui acceptent de commander leurs livres en compte ferme.
Ce système occasionne des trafics complexes dans l'édition de masse : un ouvrage destiné à recevoir une forte audience (biographie d'un présidentiable, ennième tome d'une bande dessinée à la mode, etc.) est souvent placé à plusieurs centaines d'exemplaires sur un point de vente très fréquenté (en hypermarché par exemple). Sur ces centaines d'exemplaires, seul un certain pourcentage est vendu (mais le nombre de livres vendus aurait été moindre si le nombre de livres placés avait été plus modeste), les invendus sont alors retournés au distributeur, qui les diffuse à nouveau dans des libraires plus petites et moins fréquentées."

En lisant le dernier paragraphe, on comprend mieux l'intérêt d'avoir un distributeur pour un éditeur, si le distributeur est capable de faire de la redistribution dans d'autres enseignes. On fait de la répartition de livres là où ils se vendent le mieux, c'est logique.  Et il y a une autre raison à cela : baisser les frais de retour pour les éditeurs. En effet, si l'éditeur fait le choix de se passer de distributeur pour prendre en charge par voie postale les retours d'invendus en provenance des libraires, il y a fort à parier que cela va lui revenir plus cher qu'en faisant appel à un distributeur.  C'est ce qui ressort  en tout cas du site du Syndicat national de l'édition. Notamment par rapport à la distribution en province, on s'aperçoit que la profession s'est arrangée pour partager les coûts, à la fois à l'aller, où les commandes sont remises à une plate-forme de regroupement, le GIE Prisme. Le libraire choisit son transporteur dans ce groupement Prisme et si l'éditeur paie les envois au GIE Prisme, c'est bien le libraire qui s'acquittera de l'acheminement final du livre du GIE à sa librairie. De même, le libraire paie une partie des retours, jusqu'au GIE. Restera aux frais de l'éditeur le réacheminement en direction d'autres points de vente ou vers ses propres locaux. En Ile de France, l'un de ces GIE est Calibre (situé à Ivry), un organisme à but non lucratif et qui distribue pas moins de 110 petits éditeurs. Un acteur important, donc, dans la lutte pour la diversité culturelle.

Evidemment, cette fameuse distribution occasionne un nombre non négligeable d'intermédiaires qui peuvent rendre un livre plus cher, d'où la réflexion d'Harper Collins. Une réflexion qui ne concerne que les retours, notez bien. Mais si un éditeur fait le choix de se passer de distributeur (on le voit mal se passer de diffuseur, la personne qui fait la promotion des livres auprès des libraires en échange d'une commission), il est évident qu'il devra trouver un système tout aussi efficace et au moins aussi valable économiquement dans le sens des envois aux libraires comme de la gestion des invendus. Lequel ? C'est toute la question, et si vous souhaitez débattre à ce sujet en commentaire de ce blog, n'hésitez pas ! ;)

mardi 14 octobre 2014

[Archive 5 janvier 2009] L'âne 2009

Je tiens à préciser que le texte ci-dessous n'est pas de moi. Je vous le fait partager, car j'ai aimé, et il correspond bien à mon état d'esprit actuel.

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits.
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures,
et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il
a décidé que l'animal était vieux et le puits devant
disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable
pour lui de récupérer l'âne.


Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à
enterrer le puits.


Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et s'est
mis à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.


Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce
qu'il a vu.


Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se
secouait pour enlever la terre de son dos et montait
dessus.


Pendant que les voisins du fermier continuaient à
pelleter sur l'animal, il se secouait et montait
dessus.


Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du
puits et se soit mis à trotter!'

                          *
La vie va essayer de  t'engloutir de toutes sortes
d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se
secouer pour avancer.


Chacun de tes ennuis est une pierre qui te permet de
progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus
profonds en n'arrêtant jamais.. Il ne faut jamais
abandonner !


Secoue-toi et fonce !

Rappelle-toi, les cinq
règles simples !  À  ne jamais oublier, surtout
dans les moments les  plus sombres.


Pour être heureux / heureuse :
1. Libère ton cœur de la haine.
2. Libère ton esprit des inquiétudes.
3. Vis simplement.
4. Donne plus.
5. Attends moins.


Bonne Année 2009

vendredi 10 octobre 2014

[Archive 20 décembre 2008] Le syndrome de l'oisillon

Nous autres auteurs sommes victimes de toutes sortes de syndromes. Peur de diffuser ses écrits, difficulté à les porter au-devant du public, c'est à dire à les promouvoir (nous ne sommes clairement pas les mieux placés pour cela), repli sur soi... Le syndrome de l'oisillon, finalement, n'est peut-être que l'une des innombrables variantes du même problème.

C'est de notoriété publique, entre la multiplication du nombre d'auteurs et la raréfaction des éditeurs ayant accès aux grands réseaux de distribution, il est de plus en plus difficile pour un inconnu de se faire publier de manière satisfaisante. J'ai naturellement tendance à regarder les choses du point de vue de l'auteur, mais il peut être intéressant d'examiner les conséquences qu'une telle situation peut avoir pour un éditeur. En particulier un petit éditeur, puisque finalement, un inconnu comme moi aura le plus de chances de se faire éditer via un petit éditeur. La difficulté de la recherche étant ce qu'elle est, le risque est de croire, en tant qu'auteurs, que si nous trouvons un éditeur à compte d'éditeur, quelle que soit sa taille, nous aurons décroché le gros lot. Et donc, de se dire que c'est gagné et de nous reposer entièrement sur cet éditeur pour tout ce qui est promotion,  diffusion, valorisation de l'oeuvre, en plus des aspects traditionnels de relecture/correction et choix d'une illustration de couverture. C'est ce que j'appelle le syndrome de l'oisillon, qui veut que les auteurs attendent, le bec ouvert, que les choses leur arrivent toutes cuites une fois édités. Voilà ce que c'est de considérer avoir accompli l'essentiel du travail une fois le livre écrit et l'éditeur trouvé... Ce syndrome va générer à l'évidence un surcroît de travail pour l'éditeur, non seulement de par le défaut d'engagement de ses auteurs, mais aussi de par la multiplication du nombre d'auteurs en regard du nombre d'éditeurs à compte d'éditeur. Double impact, donc, et des petits éditeurs qui croulent sous le boulot dans une situation concurrentielle qui leur est forcément défavorable à cause du système des offices des plus grands éditeurs.

On peut en fait diagnostiquer une triple mauvaise répartition : mauvaise répartition du nombre d'auteurs parvenant à trouver un éditeur, trop nombreux étant ceux à rester sur le carreau, mauvaise répartition du travail d'édition, trop de choses reposant sur les épaules d'un seul éditeur, et enfin, mauvaise répartition du revenu d'auteur, puisque de 8 à 10%, c'est trop faible pour un auteur, particulièrement si ce dernier accepte de mettre la main à la pâte pour tout ce qui est promotion/diffusion/recherche d'un imprimeur concurrentiel, etc.

En ce sens, je crois que la "sélection naturelle" du marché devrait amener les auteurs, de plus en plus, à mener un travail proche de celui d'éditeur. On se rend compte que c'est déjà ce que font pas mal d'auteurs édités par de petites maisons (ne serait-ce que le fait de publier un blog fait partie de l'arsenal promotionnel).

C'est mon avis, mais peut-être qu'il y a cinquante ans, on tenait déjà le même discours...