vendredi 19 mai 2017

De nouveaux blogs et services pour les auteurs

Le blog L'évasion littéraire recense près de 200 blogs de chroniqueuses ou chroniqueurs qui lisent des auteurs autoédités. C'est une immense satisfaction pour moi! A noter aussi: Le site Simplement Pro, très efficace apparemment, pour proposer vos livres ou ebooks à des blogueurs sans les contacter directement, via un service de presse qui accepte tous les auteurs. 

Le blog L'évasion littéraire, de Mélanie. 

Le site Simplement Pro.

J'ai bien sûr réactualisé mon article La liste des sites et blogs ouverts à tous les livres et/ou ebooks

Je n'ai pas réactualisé les deux sous-listes de l'article différenciant les blogs ne prenant que des livres de ceux acceptant aussi les ebooks: ça m'aurait demandé trop de travail. Je me suis contenté de mettre l'adresse vers le blog de Mélanie en bas d'article.

Le changement dans la blogosphère me semble aller dans le sens des auteurs autoédités, et c'est une très bonne chose. 

Même si les ventes ne suivent pas toujours, même s'il est indispensable que l'article soit impartial, vous pouvez imaginer le bien que peut faire un article comme celui-ci d'une chroniqueuse sur le moral d'un auteur.

lundi 15 mai 2017

Mes livres imprimés par Orséry

Vous vous souvenez de l'Espresso Book Machine, l'imprimante capable de fabriquer et sortir un exemplaire d'un livre en librairie, devant vous, en cinq à dix minutes? Eh bien, quatre des cinq livres des Editions Emmanuel Guillot sont maintenant disponibles chez le concurrent de l'Espresso Book Machine, Orséry. On peut les faire fabriquer au Cultura la Villette ou chez le libraire Une page de vie à Viroflay (78).

L'impression à la demande en librairie connaîtrait-elle le début d'un frémissement? J'ai en tout cas souhaité être à la pointe de la technologie, en permettant à mes lecteurs de faire fabriquer en une petite dizaine de minutes maximum par livre les quatre cinquièmes de mon catalogue dans ces deux points de vente, le Cultura la Villette et la librairie Une page de vie à Viroflay (78)

Il s'agit des titres: 
- Le Souffle d'Aoles (Ardalia, premier tome)
- Eau Turquoise (Ardalia, deuxième tome)
- Les Explorateurs
- Le Vagabond

Seul manque à l'appel le troisième tome de la trilogie Ardalia, Les Flammes de l'Immolé, en raison d'une contrainte technique: la machine ne peut imprimer des livres au-delà des 400 pages, et ce tome en fait plus de 500. 

J'ai eu entre les mains un exemplaire de test du Vagabond. Malheureusement, les pages sont très blanches à mon goût, je n'ai pas eu la possibilité d'obtenir des pages couleur crème comme c'est le cas d'habitude. La couverture est un peu plus souple que de coutume, mais solide. 

J'ai donc signé un contrat avec Orséry, et je me réjouis de ce partenariat. Il ne s'agit pas tant, pour moi, d'espérer gagner beaucoup d'argent que de dépanner certains lecteurs. 

En effet, je gagnerai entre 2 et 4 € par livre imprimé par ce biais, avec relevé de ventes et paiement une fois par an seulement, après l'établissement par l'éditeur/auteur d'une facture. Ça, c'est le côté un peu frustrant.

La rémunération de l'éditeur, ou dans mon cas, de l'auteur autoédité, est de 40% de la marge globale du livre, le reste étant réparti entre Orséry et le libraire. 

Le coût hors taxe de fabrication pour un livre est de 4,20 € plus 0,013€ par page noir et blanc, 0,036€ par page couleur, et 0,330€ pour la couverture. 

Pour un recueil de 224 pages comme Le Vagabond, le coût de fabrication serait de 3,24 + 4,20 = 7,44 € HT, soit 7,85 € TTC. Le recueil coûtant 14€ à l'achat, la marge globale du livre est de 6,56€. 

Je toucherai donc 40% de ces 6,56 €, soit 2,62 € par exemplaire du Vagabond vendu.

La marge dépend donc du prix global de chaque livre et du nombre de pages.

On le voit, la vente de livres par ce biais ne rapporte pas beaucoup plus qu'un ebook, mais de nombreuses personnes étant encore attachées au livre papier, cela permet de rendre ce service directement en librairie. 

S'il s'avère que j'écoule plus de 10 exemplaires d'Eau Turquoise, le tome 2 d'Ardalia, par an par ce biais (c'est à dire fabriqués par Orséry), alors je réaliserai la maquette d'un tome 3 et d'un tome 4 qui ne seront imprimés que par Orséry, et qui feront environ 250 pages chacun. Ces deux tomes correspondront au tome 3 actuel.

La réalisation de maquettes de livres prenant du temps, je préfère pour l'instant me consacrer à mon prochain roman, qui devrait sortir d'ici la fin de l'année. 

J'espère en tout cas qu'Orséry pourra s'étendre dans tout le réseau Cultura, pourquoi pas dans les Espaces culturel Leclerc, et dans de nombreuses librairies!

lundi 8 mai 2017

Les cadres encadrent

Vous n'encadrez pas les cadres? Vous en avez assez d'être recadré? Pas de chance, l'influence des cadres dans notre société est peut-être plus importante que vous ne le croyez...

Cadre dans le privé, on connaît: une activité mieux rémunérée que les simples employés, mais aussi souvent plus exposée, avec un risque de burnout, ou effondrement professionnel en bon français, plus prononcé. 

Mais j'ai été surpris, en me rendant sur le site officiel de l'Assemblée Nationale, d'apprendre que, sur les 577 députés qui siègent à l'Assemblée Nationale, 390 sont des cadres, anciens cadres ou chefs d'entreprise. 

La répartition est la suivante: 

- 61 anciens cadres et professions intermédiaires
- 126 cadres d'entreprise
- 176 cadres de la fonction publique, professions intellectuelles et artistiques
- 27 chefs d'entreprise de dix salariés ou plus

Par comparaison, on va trouver un seul artisan (bravo à l'heureuse élue, Fanny Dombre Costes!), un ouvrier agricole, Jean Lassalle, 15 agriculteurs exploitants, un employé de la fonction publique, 6 commerçants... La liste complète est ici.

On peut dès lors se demander, il me semble, si le peuple français est bien représenté. Par exemple, si je suis auteur, lequel de ces députés va pouvoir me concocter un statut d'auteur indépendant digne de ce nom, et aura-t-il seulement le poids politique pour faire voter ce nouveau statut?

Pourquoi autant de cadres, me direz-vous? On peut au moins trouver un point commun entre les cadres du privé et ceux de l'Assemblée Nationale: une bonne rémunération. Député, c'est plus de 6700 €/mois + 6100 de remboursement de frais + 8500 pour embaucher un ou plusieurs collaborateurs.


N'importe qui peut devenir député à condition d'être Français âgé d'au moins 18 ans, de jouir de ses droits civils et politiques et de n’être dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi. Il ne faut pas non plus être dans un cas d'inéligibilité prévu par le code électoral.

Et bien sûr, à condition d'arriver à se faire élire! 

C'est sans doute là que le bât blesse: pour se faire élire, il faut pouvoir financer une campagne à cet effet, mais aussi, je pense, être soutenu par l'un des partis en place. 

On peut penser que les cadres, qui ont vocation à exercer des responsabilités, sont naturellement attirés vers ces postes de pouvoir. Ils ont aussi un réseau souvent plus développé qu'un simple employé. 

Je reviens sur le problème de la représentativité: il y a plus de trois millions de chômeurs en France, et de nombreux chômeurs longue durée, ne devrait-on pas avoir au moins une personne pour les représenter? Voire peut-être davantage?

Est-ce qu'en faisant en sorte qu'on ne puisse devenir député que sur la base du volontariat, on ne favorise pas la domination des cadres?

Autre problème: les députés sont élus pour 5 ans, mais peuvent être réélus et faire carrière. Est-ce une bonne chose pour la société d'envisager le poste de député comme une profession?


Je veux dire, quand on occupe un emploi, on se doit d'être productif, non? Mais si on se met en tête de produire des lois, est-ce qu'on ne va pas se retrouver avec un maquis de lois inapplicables, car trop complexes? 

Ah bon, c'est déjà le cas? 

Bien que je n'adhère pas du tout à l'idée de ne pas voter, et que je trouve qu'il serait extrêmement complexe de revenir vers une démocratie directe, la vidéo ci-dessous (45 minutes) pose très bien le problème, il me semble:
 

C'est pourquoi j'étais heureux d'avoir deux candidats à l'élection de cette année, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, qui proposaient d'écrire une nouvelle constitution plus adaptée.

Les propositions de Jean-Luc Mélenchon pour rendre du pouvoir au peuple, quoique manquant encore de précision, me semblent intéressantes, et de nature à alimenter le débat.

En revanche, l'idée de ne pas aller voter pour montrer que le système est pourri et le saper me paraît mauvaise et dangereuse. Le vote blanc (4 millions lors de l'élection de Macron, ce qui est considérable) me semble plus pertinent, mais personnellement, je ne le garderais que comme une mesure de dernier recours: pas question pour moi d'y avoir recours si l'un des deux candidats dans la dernière ligne droite a des positions trop extrêmes. 

Essayons de nous montrer un peu logique. Nous avions deux candidats qui se proposaient de changer de constitution cette année. Malgré cela, au premier tour, l'abstention s'est établie à 22,23%.

Ces gens qui se sont abstenus au premier tour, l'ont-ils fait par simple paresse, parce qu'ils n'en ont rien à faire de la politique, par militantisme anti-système, parce qu'ils avaient d'autres obligations ou une impossibilité physique? Sans doute un peu de tout cela, et davantage.

S'ils avaient voulu un changement des règles démocratiques, ils seraient allé voter Mélenchon ou Hamon. Ce n'est donc pas le cas. Ou s'ils veulent du changement, ils ne souhaitent pas que celui-ci se produise dans le cadre d'un processus démocratique.

On peut donc penser, l'abstention ayant été en hausse au second tour, à 25,38%, que ceux qui, à cette occasion, ont refusé de voter dans le but de lutter contre le système se sont retrouvés noyés dans la masse de tous les autres.

Chacun agit, ou s'abstient, bien entendu, selon ses convictions. Mais faire s'effondrer le système, selon moi, donnera naissance à une période de chaos qui ne permettra pas forcément de le remplacer par quelque chose de meilleur.

Prenez la Révolution culturelle de Mao. Les élites ont été détruites, certes, mais au final on se retrouve avec quoi? Avec une nouvelle élite et de nouveaux riches oppressant le peuple. Eh oui.

Je pense qu'il faut être un peu plus subtil que cela. Je suis convaincu qu'il faut réformer notre démocratie, et sans doute aller vers une VIème République. Encore faut-il se donner les moyens de le faire dans les meilleures conditions.

lundi 24 avril 2017

Le Revenu universel ferait-il exploser le travail au noir ?

Je vous rassure: je suis au courant pour la défaite cinglante de Benoît Hamon, l'homme politique qui aura fait du Revenu universel l'un des sujets de cette campagne présidentielle française. Je sais aussi que ce revenu ne sera pas appliqué dans les cinq ans qui viennent, et qu'il faudrait un sacré courage à un homme politique pour réintroduire ce thème dans une élection. Néanmoins, je pense qu'il faudra bien rouvrir à un moment ce que Mélenchon appelle la "boîte de Pandore". Par défi intellectuel, j'ai envie de m'intéresser au "facteur d'avidité", qui pourrait faire couler cette belle idée. 

Ce qui a provoqué le billet que vous avez sous les yeux est une discussion que j'ai eu hier avec un ami. Il me disait quelque chose comme: "si demain il y a un Revenu universel à 800 € par mois, qu'est-ce qui m'empêche de poser ma démission, de percevoir ce revenu et de me remettre à travailler pour mon employeur actuel, mais au noir?"

J'ai trouvé la question d'autant plus intéressante que, pour avoir été en contact avec de nombreux intermittents du spectacle, je sais que cette belle idée a été détournée, et en quelque sorte vampirisée par des boîtes de prod et de grands médias proches du pouvoir. L'argent versé par le Pôle emploi (volet ex ASSEDIC) permet à ces sociétés de diviser par deux les versements alloués à des personnes employées à l'année, qui devraient être employées en CDI. 

La Cour des comptes dénonce chaque année ces pratiques. Cet article sur le site de France Info fournit aussi d'intéressants éléments contradictoires. 

Pour revenir sur la réflexion de mon ami, on s'imagine bien comment tout le système s'écroulerait si d'un seul coup, toutes les entreprises se mettaient à vous pousser à la démission pour vous rémunérer au noir. Plus de charges payées, ça veut dire qu'on en termine avec l'assurance chômage, la Sécurité sociale et la retraite. Bref, une vision apocalyptique.

Il ne s'agirait pas non plus de lâcher la proie du système actuel de protection sociale pour l'ombre d'un Revenu universel, qui ne règlera d'ailleurs pas à lui seul l'un des plus gros problèmes des Français, qui est celui du logement.

Que représente aujourd'hui le travail au noir en France? Très difficile à savoir, puisque par définition, il s'agit de travail dissimulé. Selon la Commission européenne et le Conseil économique, social et environnemental (Cese), cela représenterait 10,8% de l'activité française soit 20 milliards d'euros par an. Source: article de la Tribune (2014). Cela pourrait être davantage, et cela dépend de la conjoncture économique.

La perte est très importante, mais moins tout de même que la fraude fiscale des grandes entreprises, laquelle s'élève pour sa part à 80 milliards d'euros par an.  

L'URSAFF lutte contre le travail au noir et procède à des redressements. Il faut noter tout de même que l'objectif n'est pas l'éradication du travail au noir: les revenus perçus par ce biais sont vitaux pour certains travailleurs, et il favorise même l'activité économique pour certaines entreprises qui sans cela, mettraient la clé sous la porte. 

Le travail au noir étant rémunéré en liquide, il faudrait, si on voulait vraiment le juguler, stopper la fabrication de billets de banque, qui seraient alors remplacés par de la monnaie électronique, que l'on peut tracer plus facilement. 

On n'imagine pas, bien sûr, la France prendre une telle mesure de manière unilatérale: euro oblige, ce serait sans doute au niveau européen que se prendrait cette mesure, qui risque d'ailleurs d'être fortement impopulaire car vécue comme une privation de liberté. 

Il ne faut pas non plus sous-estimer l'ingéniosité humaine dès lors qu'il y a des profits en ligne de mire. Rien ne dit que si l'on remplaçait les billets, la monnaie souvent utilisée dans le cadre des transactions occultes du dark net, le bitcoin, ne prendrait pas le relais. 

Cette monnaie étant impossible à traquer, les choses risqueraient de prendre une tournure désagréable.

Une autre mesure qu'il faudrait à mon avis mettre en place de concert avec le Revenu universel serait de renforcer les effectifs de l'URSAFF, et ses moyens de contrôle.

On sait aussi que si les charges augmentent pour une entreprise, celle-ci a automatiquement davantage recours au travail au noir. Une augmentation de charges due au Revenu universel, en ce sens, favoriserait le travail non déclaré. 

L'équation, on le voit, est particulièrement délicate à résoudre. Impossible? Je ne le pense pas. 

Il me paraît évident que l'on devra financer le Revenu universel de manière fine, en ciblant les secteurs qui produisent le plus de bénéfices plutôt que la PME du coin. 

Des taxes sur les robots et sur les transactions financières pourraient constituer un début de solution, mais il faudrait avant tout lutter contre l'évasion fiscale. Cela ne peut se faire qu'au niveau international.

Il faudrait aussi traquer avec beaucoup plus de sévérité tous les gaspillages de fonds publics. 

Il me semble évident que la mise en place du Revenu universel irait de pair avec une transparence accrue de toutes les transactions financières, ce qui ne va pas sans poser la question épineuse du flicage des sources de revenu de chaque citoyen.

Il y aurait sans doute des seuils de tolérance à appliquer, afin de laisser des marges de manœuvre. C'est un immense chantier.

Je me demande tout de même si le gros du travail ne consisterait pas à éduquer les gens, pour que chacun sache que ce Revenu universel vise à éradiquer la pauvreté et à émanciper l'individu. Cela ne pourra donc se faire sans une vraie volonté commune. 

Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les solutions. Ce sont là juste des idées, des pistes de réflexion que j'avais envie de développer, et qui peuvent aider à une mise en perspective. 

[EDIT 24/04/2017] Pour ceux qui se poseraient la question de l'utilité du Revenu universel, considérez le fait que 14% des Français vivent sous le seuil de pauvreté. Considérez aussi le fait que sans doute plus de 50% des Français, au moins une fois dans leur vie, tomberont sous le seuil de pauvreté, de manière provisoire ou définitive...

mercredi 19 avril 2017

Promos anglo-saxonnes : enfin des bénéfices !

Il aura fallu de la patience. J'ai publié sur les différentes plates-formes d'autoédition la traduction anglaise du Souffle d'Aoles, The Breath of Aoles, en février 2014, il y a trois ans. Sa suite, Turquoise Water, est sortie en mars 2015. Le dernier tome, The Flames of the Immolated, est sorti en août 2016. Il aura malgré tout fallu attendre cette année 2017, et ma promo sur la trilogie anglaise réunie en coffret ebook pour qu'enfin, l'argent investi dans les sites de promo de livres électroniques, américains pour la plupart, engendre un retour sur investissement. Deux facteurs auront été déterminants pour obtenir ce résultat.  

Vous vous souvenez de mon article de janvier dernier sur une promo anglo-saxonne? J'avais investi quelque chose comme 315 € dans différents sites de vente que je détaille dans l'article

Cet investissement n'avait pas été remboursé en janvier (de toute façon, il faut attendre deux mois avant le versement d'un mois en cours), puisque malgré les 250 ebooks vendus en une semaine, je n'avais gagné que 155 €.

Mais quatre mois plus tard, après de nouvelles ventes, à plein tarif cette fois, j'en suis à plus de 345 € de revenus pour The Ardalia trilogy. 

Le retour de bénéfice, une trentaine d'euros, est donc extrêmement modeste, mais réel. L'important pour moi est que je sais quels sites de promo ont été les plus efficaces, et que je suis à peu près sûr de faire mieux la prochaine fois.

Toutes mes promos précédentes sur le marché anglo-saxon les autres années, qu'il s'agisse de pubs Facebook ou de promos sur des sites payants, avaient été déficitaires.

Qu'est-ce qui a changé? Quels ont donc été ces deux facteurs principaux déterminants? 

Si vous avez lu mon article de janvier, vous savez que le coffret ebook The Ardalia trilogy est vendu exclusivement sur Amazon, contrairement aux romans pris individuellement. 

Eh bien ce sont les pages lues sur Kindle Unlimited qui expliquent en grande partie ces bénéfices, il me faut bien le reconnaître. 

Si en janvier, la trilogie anglaise a bénéficié de 4818 pages lues aux Etats-Unis et 3347 au Royaume Uni, ces chiffres sont montés respectivement à 15644 et 4283 en février.

Bien que le chiffre de 15644 pages lues paraisse impressionnant, cela a représenté en réalité 77 $. Néanmoins, cela s'ajoute au reste, et j'ai encore des pages lues ce mois-ci.

Cela prouve aussi que ma trilogie est lue par au moins quelques personnes, ce qui est réconfortant. :)


En mars, on est passé à un tout petit peu moins de 9000 pages lues (US) et seulement 163 (UK).

Les ventes d'ebooks de la trilogie à plein tarif ont été d'une quinzaine en février-mars.

Le second facteur déterminant, celui qui a sans doute permis une partie des ventes à taux plein et des pages lues, me vient des abonnés à ma newsletter anglaise, au nombre d'un millier.

J'ai toujours dit que KDP Select était défavorable à la grande majorité des auteurs, parce que la grande majorité des auteurs ne maîtrisent pas le marketing.

Je le maintiens. Rien n'a changé. Il m'a fallu plusieurs années pour élaborer la bonne stratégie marketing.

Bien qu'étant opposé à la notion d'exclusivité, j'ai malgré tout décidé de tirer parti de Kindle Unlimited, parce que ce service de souscription est ce qui se rapproche le plus d'une bibliothèque dans l'univers des ebooks, parce qu'il me faut diversifier mes sources de revenu, et parce que, de manière pragmatique, je reconnais qu'Amazon est très nettement dominant pour le marché anglo-saxon. 

Néanmoins, j'avais aussi à cœur de satisfaire ceux des lecteurs de ma newsletter anglaise qui possédent un appareil autre qu'une Kindle, et ceux qui habitent dans des pays où Kindle Countdown n'est pas en place (la promo réalisée en janvier était une promo Kindle Countdown exclusive à Amazon), et notamment l'Australie.

J'ai donc mis, la semaine dernière, mes ebooks anglais Turquoise Water et The Flames of the Immolated (The Breath of Aoles étant gratuit) à 0,99$/£ sur les différentes plates-formes. La réponse a été très favorable, puisque, en ne faisant cette fois appel à aucun site de promo, j'ai réalisé 35 ventes. 

Cette promo ne devrait pas générer autant de retombées que celle sur la trilogie complète, mais elle m'a permis, sans rien dépenser, de satisfaire certains lecteurs qui auraient pu être frustrés par la précédente.

Il est intéressant de voir qu'une portion non négligeable des abonnés à ma newsletter anglaise ne sont pas abonnés à Kindle Unlimited. En revanche, la domination d'Amazon est bel et bien validée par cette expérience menée la semaine dernière: bien qu'ayant fourni les liens vers Barnes & Noble, Apple et Kobo en plus d'Amazon dans ma newsletter, je n'ai obtenu que deux ventes sur Kobo (une pour le tome 2 et une pour le 3). Aucune sur les autres plates-formes, et 33 sur Amazon!

Voilà en tout cas deux campagnes coup sur coup qui me rapportent des bénéfices, certes très modestes, mais encourageants! 

Autres articles sur le même sujet:

Une promotion anglo-saxonne 

Traduction de romans: attention, terrain miné!

lundi 17 avril 2017

Pourquoi mon roman n'aurait pas dû être finaliste du Prix Fantasy des Booktubeuses

Le légendaire Syndrome de l'Imposteur aurait-il encore frappé? Je ne pense pas. Le Prix Fantasy des Booktubeuses, pour lequel mon roman Le Souffle d'Aoles a été finaliste, en est à sa deuxième édition et se cherche encore. Je pense que la formule est à revoir en ce qui concerne le processus de sélection des œuvres finalistes. Dans quel objectif? Eh bien, afin de faire réellement de ce prix de Fantasy celui des Booktubeuses.

Plus de 300 ebooks ont été envoyés à Bookelis, l'organisateur du Prix Fantasy des Booktubeuses. L'auteur de Fantasy Olivier Gay a sélectionné les trois romans finalistes. Puis les trois Booktubeuses, Nine, Bulledop et Lili, ont réalisé une vidéo chacune concernant les trois finalistes, avant de désigner le lauréat, Les Fils de la Terre.

Je remercie Olivier Gay d'avoir sélectionné mon roman, mais je pense que ce sont les booktubeuses elles-mêmes qui auraient dû sélectionner les trois finalistes. Pourquoi? Regardez bien chacune des vidéos qu'elles ont posté : 

Première vidéo : les lectures de Nine, 11 avril


Deuxième vidéo : Bulledop, 12 avril


Troisième vidéo : Lili bouquine, 13 avril



Quel est le point commun, pour les trois romans finalistes, et pour chacune des booktubeuses? 

Cela me semble flagrant: elles ne sont rentrées dans aucun des trois livres. A chacune de leur lecture, il a fallu qu'elles s'accrochent. 

Même pour le roman lauréat, Les Fils de la Terre, le coup de cœur n'est venu que dans un second temps.

Je suis persuadé que si les trois booktubeuses avaient choisi elles-mêmes les finalistes, on aurait eu trois autres livres, des livres qui les auraient accrochées beaucoup plus tôt dans leur lecture. 

Si j'étais juste un lecteur qui suit les chaînes vidéo de Nine, Bulledop et Lili, je me féliciterais de l'impartialité de mes booktubeuses préférées, mais je me poserais la question : pourquoi avoir choisi ces romans-ci?

Parce que je saurais que ces booktubeuses ont déjà chroniqué des livres qui étaient vraiment leur chouchou, et que là on est loin du compte. 

Mais je n'écris pas ce billet en tant que lecteur. Je l'écris en tant qu'auteur participant, dont le roman, Le Souffle d'Aoles, a été finaliste. 

J'essaie de jouer un rôle en faveur de la communauté des auteurs autoédités, et je considère donc qu'il est de mon devoir d'évoquer les retombées de ma place de finaliste. 

Je le considère d'autant plus qu'à mon avis, la plate-forme Bookelis fait du bon travail dans son appui aux auteurs autoédités, et que ce prix de Fantasy mérite d'être optimisé pour les prochaines années. 

Au moment où j'écris ces lignes, la vidéo de Nine en est à 7260 vues, celle d'Emilie (Bulledop) à 4491 vues, et celle d'Allison (Lili) à 1747 vues. Donc, 13 500 vues cumulées. 

Sachez que je n'ai vendu qu'un seul ebook du Souffle d'Aoles entre le 10 avril et aujourd'hui, le 17 avril, sur la plate-forme Google Play. 

Voici par exemple mes ventes du Souffle sur Amazon pour la période du 18 mars au 17 avril:  



Une seule vente, mais le 30 mars, bien avant que les vidéos ne soient mises en ligne.

Malgré cette absence de ventes directes, je suis heureux que mon livre ait bénéficié d'un surcroît de visibilité grâce aux vidéos des booktubeuses, parce que chaque petite chose peut aider à la notoriété d'un livre, et que la notoriété peut favoriser des ventes ultérieures, et en particulier en dédicace. 

J'aurais tout de même apprécié que Nine, Emilie et Allison fassent figurer deux liens dans leurs vidéos pour chaque livre, un lien vers la page des ebooks sur la Fnac et l'autre sur Amazon. 

C'est ce que j'ai fait dans mon billet annonçant la gagnante du prix, Stéphanie Barrabino.

Posez-vous la question: pensez-vous que le prix Goncourt serait aussi prestigieux s'il ne générait aucune vente? 

J'ai le sentiment que les 400 000 ventes que permet le prix Goncourt ont un lien avec le prestige de ce prix. 

Je peux me tromper, bien sûr, mais j'irais jusqu'à dire qu'il est dans l'ADN d'un prix littéraire de favoriser les ventes. 

Tel qu'il est structuré, le Prix Fantasy des Booktubeuses aurait dû permettre au moins quelques ventes pour les trois finalistes. 

Maintenant, certains d'entre vous se demandent peut-être pourquoi Bookelis a fait le choix de faire sélectionner les trois finalistes par un auteur de Fantasy et non par les booktubeuses. 

Il faut savoir que le travail de sélection des œuvres prend beaucoup de temps. Or, l'une des booktubeuse, Nine Gorman, est elle-même romancière. Vous pouvez retrouver le prologue de son roman Le Pacte sanguinaire sur Wattpad

Les deux autres booktubeuses, Emilie (Bulledop) et Allison (Lili) sont des libraires, et Allison écrit également. Ce sont des lectrices éclectiques, mais pas forcément des spécialistes de Fantasy, comme vous le confirmera cette vidéo de présentation. Elles n'ont aucun préjugé à l'encontre des livres autoédités, même si leur fonction de libraire les amène à lire davantage de livres édités traditionnellement.

Lire trois livres prend donc beaucoup de temps, auquel vient s'ajouter leur métier, et le travail lui-même sur les chaînes Booktube.

Donc de prime abord, le choix de Bookelis de faire sélectionner les trois finalistes par un spécialiste de la Fantasy pouvait paraître sensé. 

Il me semble évident qu'en réalité, cette formule ne fonctionne pas.

Comme je voulais écrire un billet le plus constructif possible, j'ai réfléchi au moyen de faire en sorte que les booktubeuses puissent réellement s'approprier ce Prix, et les romans choisis. 

En plus de sa présentation de type quatrième de couverture, chaque roman devrait être accompagné d'un pitch en trois ou quatre lignes maximum. 

Le comité de lecture de Bookelis devrait faire une sélection des cinquante meilleurs romans parmi ceux qu'on leur envoie. 

Une fois ces romans choisis, ils seraient envoyés avec leur pitch et leur quatrième de couverture aux booktubeuses.

Nos trois booktubeuses devraient trier les cinquante pitchs qui les attirent le plus, par ordre de préférence. Elles devraient à ce stade se concerter une première fois pour bénéficier de la même liste, hiérarchisée dans le même ordre. 

Cela ne prendra pas trop de temps, puisqu'on parle de quelques lignes à lire à chaque fois.

Ensuite, elles devraient lire dans le même ordre les quatrième de couverture de chaque livre, puis les dix premières pages. 

Si l'une d'elle tombe sur un roman pour lequel elle va être accrochée dès les premières pages, elle prévient les deux autres. 

Si les trois sont d'accord avec son choix, elles conviennent d'aller plus loin. Dans ce cas, elles lisent la suite du roman, et ne stoppent que si elles sont arrêtées dans leur lecture parce qu'elles décrochent.

Elles continuent ensuite la liste pour le deuxième finaliste et le troisième. 

Si les choses se passent bien, en plus des trois romans finalistes, elles ne devraient avoir à lire qu'une centaine de pages. Le surcroît de travail par rapport à la formule actuelle ne me semble pas excessif.

Si l'on avait procédé ainsi, mon livre n'aurait pas été choisi, cela me paraît évident.

Mais peu importe: l'idée d'avoir trois finalistes, et des vidéos correspondantes, me paraît très bonne. Selon moi, il faut vraiment que les booktubeuses s'approprient ce prix, ainsi que les livres finalistes. Et tant pis si elles ne sont pas vraiment des spécialistes du genre, ce n'est pas le problème!

Cela irait complètement dans le sens de leurs chaînes Youtube, qui sont des chaînes de passionnées visant à faire partager leur passion, et à provoquer l'envie de lire. 

vendredi 14 avril 2017

Prix Fantasy des Booktubers: le gagnant

Le gagnant du prix Fantasy des Booktubers organisé par Bookelis est Les Fils de la Terre, de Barrabino. Je remercie Bookelis d'avoir ouvert ce concours à tous les auteurs autoédités, et les booktubeuses, pour leur travail! 




Vous pouvez retrouver les Fils de la Terre, de Stéphanie Barrabino, en vente sur la Fnac ou Amazon. Je félicite bien sûr la lauréate!

J'ai suivi la sympathique discussion en live qui a annoncé le vainqueur, et j'ai été heureux d'apprendre que l'une des booktubeuses, Bulledop, a placé mon livre en tête. Franchement je ne m'y attendais pas! 

Si vous êtes booktubeuse ou blogueuse (y compris de sexe masculin! ;) ) et que vous souhaitiez chroniquer en format numérique l'un des trois tomes du cycle d'Ardalia (je conseille de commencer par le premier), ou bien mon thriller Le Vagabond, ou encore mon recueil de Science-Fiction Les Explorateurs, vous pouvez me contacter à l'adresse suivante: alan1spade at gmail.com.  

Je remercie au passage l'une des booktubeuse (Nine je crois) d'avoir mentionné en réponse à un internaute qu'Amazon pouvait aussi avoir du positif, en ce sens qu'il s'agit de l'un des seuls moyens de diffusion large que possèdent les auteurs autoédités, dont les livres sont très peu représentés en librairie -- en dehors des séances de dédicace.